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Une favorite depuis 40 ans

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Photo courtoisie, Volkswagen La Volkswagen Jetta 2019 inaugure la huitième génération d’un modèle populaire de longue date en Amérique du Nord.

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Depuis des décennies, la Volkswagen Jetta compte parmi les berlines compactes favorites. Or, depuis peu, son constructeur propose la huitième génération de ce modèle populaire, un modèle conçu avec les consommateurs nord-américains en tête.

Qui a dit que les automobilistes n’aiment plus les automobiles ? Les utilitaires dominent le marché, c’est vrai, mais pas chez tous les constructeurs. Chez Volkswagen, par exemple, deux des trois modèles les plus vendus au pays sont des autos ! Et parmi celles-ci, on retrouve la Jetta, un modèle populaire depuis 40 ans.

On pourrait croire qu’il existe une histoire d’amour entre les Québécois et la Jetta. Une histoire qui a débuté à l’époque où le constructeur allemand a lancé sa « Rabbit avec un coffre ». Les plus âgés d’entre nous se souviendront de ce nom qui avait été donné aux Golf de première génération vendues sur notre continent. Des VW assemblées dans une usine de Pennsylvanie, qui n’a pas fait long feu, puisqu’elle a été en service de 1978 à 1988 seulement.

L’essentiel des Jetta vendues au Canada à cette époque ne provenait toutefois pas de là. D’ailleurs, leur origine allemande rendait les acheteurs d’autant plus fiers ! Une fierté qui s’est étiolée à mesure que l’industrie s’est mondialisée. Pour preuve, qui se soucie aujourd’hui de l’origine mexicaine d’une Jetta 2019 ?

Les acheteurs s’attardent plutôt à la notoriété de la Jetta, un modèle fabriqué à plus de 3,2 millions d’exemplaires en quatre décennies. Et aujourd’hui, au Canada comme chez nos voisins étatsuniens, cette berline compacte compte parmi les modèles favoris du constructeur avec l’utilitaire Tiguan, numéro un incontesté, et la Golf.

CONÇUE POUR L’AMÉRIQUE

Le coffre de la Jetta 2019 est volumineux et son accès 
est relativement grand. En outre, il est transformable 
grâce aux dossiers 60/40 de la banquette arrière.
Photo courtoisie, Volkswagen
Le coffre de la Jetta 2019 est volumineux et son accès est relativement grand. En outre, il est transformable grâce aux dossiers 60/40 de la banquette arrière.

Cette huitième génération de Jetta, encore très nouvelle, est d’autant plus importante qu’elle a été développée pour les consommateurs de ce continent. Voilà pourquoi on l’a dévoilée en grande pompe au Salon de l’auto de Détroit, en janvier 2018.

Construite sur la nouvelle plateforme modulaire MQB de Volkswagen, cette berline a été, en quelque sorte, américanisée en recevant une carrosserie plus volumineuse, un habitacle plus spacieux et une suspension plus molle visant surtout nos voisins du Sud.

Sa nouvelle silhouette plus effilée mise sur un toit dont la courbure s’étire délicatement jusqu’à l’extrémité du coffre. Du coup, ce changement l’a assimilé à certaines de ses rivales du même genre, comme la Honda Civic, et lui fait perdre cette touche d’originalité qui plaisait tant.

Rivale de la Civic, mais aussi des Hyundai Elantra, Mazda3 et Toyota Corolla, les compactes les plus vendues, la nouvelle Jetta a conservé le moteur suralimenté du modèle qu’elle a remplacé. Ce 4-cylindres à turbocompresseur de 1,4 l produit 147 ch, une puissance qui n’impressionne personne, surtout pas ceux qui savent que le 4-cylindres turbo de 1,5 l de la Honda Civic Touring crache 174 ch ! Donc, on ne s’étonne pas de compter presque jusqu’à 9 s lorsqu’on accélère de 0 à 100 km/h avec cette voiture. Au moins, le couple généreux que produit son moteur, dès qu’il tourne à 1400 tr/min, rend les reprises plus convaincantes.

GLI : PLUS DE MUSCLE

Heureusement, Volkswagen propose une alternative pour ceux qui savent apprécier les performances : la Jetta GLI. Fort de 228 ch, son 4-cylindres turbo de 2,0 l, qu’elle partage avec la Golf GTI, donne cette vivacité qui fait défaut à la « Jetta du peuple ». On le constate... rapidement, puisqu’il permet d’abattre les 100 km/h en 2 secondes de moins. En prime, ce moteur produit encore plus de couple, soit 258 lb-pi, à un régime presque aussi bas de 1700 tr/min.

Évidemment, ce moteur musclé se révèle gourmand. Les chiffres publiés par Ressources naturelles Canada (RNCan) le confirment avec un écart de 20 % entre la consommation moyenne de ce 2,0 l (8,4 l/100 km avec la boîte automatique) et celle du 1,4 l (7,0 l). Pour notre part, en conduite estivale, nous avons tiré une moyenne de 7,6 l d’une Jetta Highline R-Line à boîte automatique.

Si le design du tableau de bord fait 
preuve de retenue, en revanche il 
procure une ergonomie sans faille.
Photo courtoisie, Volkswagen
Si le design du tableau de bord fait preuve de retenue, en revanche il procure une ergonomie sans faille.

À l’instar des Jetta Comfortline et Execline, la Highline est animée par le moteur de 1,4 l jumelé, soit à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports au maniement précis, soit à une boîte automatique Tiptronic à 8 rapports très discrète. Cette dernière est offerte pour un supplément de 1400 $. Le scénario est le même pour le moteur de la Jetta GLI, sauf que sa boîte Tiptronic, qui coûte le même prix, a 7 rapports.

Il faut savoir aussi que la Jetta GLI a l’exclusivité d’une suspension indépendante aux quatre roues. En effet, le constructeur s’est contenté d’une poutre de torsion aux roues arrière pour les autres Jetta ; une solution sans doute moins coûteuse qui optimise la douceur de roulement – c’est vrai –, mais en accentue légèrement le roulis dans les courbes. Les conducteurs qui chérissaient autrefois la Jetta pour sa conduite « européenne » et son prix abordable seront déçus d’apprendre que la première de ces qualités est désormais réservée aux Jetta GLI, les versions les plus chères.

R-LINE, UN BRIN SPORTIVE

Cet intérieur deux tons est l’apanage de la Jetta Highline R-Line.
Photo courtoisie, Volkswagen
Cet intérieur deux tons est l’apanage de la Jetta Highline R-Line.

C’est sans doute pour offrir un moyen terme à ces derniers que Volkswagen a développé l’ensemble optionnel R-Line, dont notre voiture d’essai était munie. Réservé au modèle de gamme moyenne Jetta Highline (de n’importe quelle couleur, sauf le Bleu soyeux métallisé et le Sauge métallisé), cet ensemble coûte 2085 $. La beauté de la chose, c’est qu’il est disponible avec la boîte manuelle ou automatique.

Il comprend un intérieur de similicuir Tempête (deux tons noir et gris) et une garniture de pavillon noire, de même que des roues en alliage Viper de 17 po chaussées de pneus offrant un roulement plus doux que les pneus de 16 po, qui sont de série pour les Comfortline et Highline. L’habitacle de la R-Line a un système d’éclairage d’ambiance qui donne une touche d’originalité en conduite nocturne. On reconnaît aussi cette variante à ses rétroviseurs extérieurs peints en noir et à son volant orné d’un emblème R-Line.

Le volant de la Jetta Highline R-Line arbore l’écusson de cette version distincte.
Photo courtoisie, Volkswagen
Le volant de la Jetta Highline R-Line arbore l’écusson de cette version distincte.

Heureusement, tout n’est pas qu’affaire d’esthétique. Cette Highline dispose aussi d’une suspension sport (lire : renforcée) et d’un système de blocage électronique du différentiel. De plus, ses antibrouillards pivotent pour éclairer l’intérieur des virages, un attribut aussi pratique que sécuritaire. Seule tache au dossier : le mode « Éco » du système de gestion de sa motorisation. Ce mode, qui modifie les paramètres de fonctionnement du moteur et de la boîte de vitesses pour améliorer la consommation (mais de combien ?), rend la conduite peu inspirante, un non-sens pour un modèle qu’on dit sportif.

Tristement, ce non-sens se reflète aussi dans la finition quelconque (celle des sièges, particulièrement) et les matériaux de qualité très moyenne, des attributs qui jettent de l’ombre sur les souvenirs heureux qu’ont laissés les Jetta d’antan. Heureusement, il y a les GLI, mais pour plus cher...

Jetta devient une marque en Chine

L’utilitaire Jetta VS5, une 
nouveauté réservée à la Chine.
Photo courtoisie, Volkswagen
L’utilitaire Jetta VS5, une nouveauté réservée à la Chine.

Le nom Jetta résonnera désormais d’une façon nouvelle dans l’oreille des consommateurs chinois. Le constructeur allemand a réintroduit cette appellation dans ce pays, mais cette fois pour en faire une marque.

« En Chine, la Jetta joue un rôle extrêmement important pour nous », a dit Jürgen Stackmann, responsable des ventes de Volkswagen, lors du lancement de la marque, en février. « Comme la Coccinelle l’avait fait autrefois en Europe, la Jetta chinoise a mis la Chine sur quatre roues. »

Assemblée localement de 1991 à 2010, elle est devenue un des modèles Volkswagen les plus populaires en Chine, un modèle emblématique. « C’est pour cette raison que nous avons décidé de transformer un modèle en marque distincte », expliquait Stackmann.

Assemblés à Chengdu, les véhicules de cette marque cibleront une clientèle jeune en quête de produits abordables. À ses débuts, il y aura trois modèles : les utilitaires VS5 et VS7, de même qu’une voiture compacte à hayon baptisée VA3.

Ils seront offerts dès le troisième trimestre de l’année par un réseau distinct qui comptera 200 concessionnaires à terme.

Rappelons que Volkswagen est présent sur le marché chinois depuis 1985.

FICHE TECHNIQUE

Prix de base

20 995 $ (Comfortline) ; 24 095 $ (Highline) ; 27 695 $ (Execline) ; 31 695 $ (GLI) ; 32 445 $ (GLI 35e anniversaire).

Transport et préparation

  • 1685 $

Groupe motopropulseur

(Jetta) L4 turbo DACT, 1,4 l ; 147 ch à 5 5000 tr/min, 184 lb-pi à 1 400 tr/min ; (Jetta GLI) L4 turbo DACT, 2,0 l ; 228 ch à 5 000 tr/min, 258 lb-pi à 1 0700 tr/min. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports de série ; boîte automatique optionnelle à 8 rapports (Jetta) ou 7 rapports (Jetta GLI). Roues avant motrices.

Particularités

Suspension indépendante à l’avant ; barre de torsion à l’arrière (Jetta) ou suspension indépendante (Jetta GLI). Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 205/60R16 ; 205/55R17.

Cotes

Empattement : 2686 mm ; longueur : 4702 mm ; largeur : 1799 mm ; hauteur : 1458 mm. Poids : 1459-1485 kg. Volume du coffre : 399 l. Capacité de remorquage : n.d. Volume du réservoir : 50 l. Consommation moyenne (Jetta, BVA, essai) : 7,6 l/100 km.

Concurrence

  • Chevrolet Cruze
  • Ford Focus
  • Honda Civic
  • Hyundai Elantra
  • Kia Forte
  • Mazda3
  • Nissan Sentra
  • Subaru Impreza
  • Toyota Corolla

Points forts

  • Intérieur spacieux
  • Bonne boîte automatique
  • Conduite très correcte

Points faibles

  • Plastique de qualité moyenne à l’intérieur
  • Finition de niveau bas de gamme
  • Moteur peu performant

COTES DE L’AUTEUR

  • Cote d’ensemble 7/10
  • Consommation 8/10
  • Équipement 8/10
  • Prix 8/10
  • Apparence 6/10
  • Confort à l’avant 8/10
  • Confort à l’arrière 8/10
  • Comportement 7/10
  • Performance 7/10
  • Rangement 8/10

Quatre cylindres pour l’Audi A6

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Photo courtoisie

En plus de son V6 turbocompressé de 335 chevaux, l’Audi A6 aura bientôt droit à un moteur à quatre cylindres. Sa puissance de 248 chevaux et son couple de 273 livres-pied lui permettront de passer de 0 à 100 km/h en un peu plus de six secondes.