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Chasse aux dindons sauvages record en 2019

Les chasseurs québécois ont abattu plus de 8000 oiseaux pour la première fois

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Photo courtoisie Le Beauceron Cédric Lamontagne est l’un des 2000 chasseurs québécois à avoir attrapé deux dindons sauvages ce printemps.

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Les chasseurs québécois ont de quoi glouglouter avec une récolte record de 8000 dindons sauvages le printemps dernier.

C’est la meilleure récolte depuis le début de la chasse aux dindons sauvages en 2008, fait valoir le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Le nombre de chasseurs est quant à lui resté stable.

Devant un tel succès et des populations de dindons sauvages qui « se portent bien et sont même en augmentation dans certains secteurs », le biologiste François Lebel n’écarte pas qu’une chasse pourrait être ajoutée l’automne l’an prochain.

Cela fera partie des recommandations émises au gouvernement pour contrôler l’espèce, dit-il. Arrivés des États-Unis et de l’Ontario, les dindons sauvages ont trouvé au Québec un climat et des habitats favorables.

Si l’oiseau fait le bonheur des chasseurs, les agriculteurs eux sont méfiants.

« Quand [les dindons] entrent dans un champ de blé, ce n’est pas long qu’ils se payent la traite. Ils mangent tout. Parfois, il ne reste que la tige. Ils mangent notre profit net », estime le producteur laitier Stéphane Alary, président de l’UPA Outaouais-Laurentides.

Comme d’autres, il réclame un meilleur contrôle de l’espèce. Malgré une chasse record, il dit observer toujours plus de bêtes, qui s’étendent davantage.

La chasse ou l’hiver rude

François Lebel assure que le ministère est à l’écoute des préoccupations des agriculteurs. Une chasse à l’automne, qui inclurait aussi les femelles et non seulement les mâles, permettrait justement de limiter la croissance des populations. Par contre, il suffit d’un hiver rigoureux, avec beaucoup de neige, pour décimer les dindons sauvages, précise le biologiste.

Ce printemps, un peu plus du tiers des chasseurs sont retournés chez eux avec l’un de ces grands oiseaux sous le bras.

Selon le ministère, il s’agit de l’un des taux les plus élevés dans le Nord-Est américain. Plus de 2000 chasseurs ont même réussi à récolter un deuxième dindon dans les zones de chasses permises.

En Beauce, le chasseur Cédric Lamontagne l’a accompli.

« Il ne faut pas se décourager », donne-t-il comme conseil. Le chasseur de 35 ans s’est levé à l’aube de nombreux matins pour finalement rentrer chez lui avec deux mâles juvéniles. Il a observé jusqu’à 23 oiseaux dans un champ, mais il n’a jamais réussi à les attirer vers lui.

« C’est un challenge », dit-il à propos de cette chasse, puisqu’il est interdit d’appâter le dindon sauvage, contrairement à l’ours noir ou le cerf, par exemple. « Il faut que tu joues avec [l’animal], en l’appelant et en l’attirant avec des leurres », explique-t-il.

Bredouille

Pour sa part, le chasseur Gabriel Martineau est rentré bredouille de sa chasse en Outaouais.

Par contre, il n’a eu que quelques jours, puisque sa maison de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a été inondée.

Il remarque cependant que les dindons sauvages sont « plus peureux » et commencent à déceler la présence des chasseurs.

Récolte en hausse

  • 2015  4342
  • 2016  5902
  • 2017  7796
  • 2018  7600
  • 2019  8024
Source : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs