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«Pour nous, l’arrêt Jordan a été comme un tsunami», affirme la directrice des poursuites criminelles et pénales

Me Annick Murphy
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI

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Trois ans après l’entrée en vigueur de l’arrêt Jordan, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) estime que cette décision de la Cour suprême a eu l’effet d’un «tsunami» dans le milieu judiciaire.

«Ça a été comme une cloche que la Cour suprême a fait sonner pour dire “ça n’a plus de bon sens”», a raconté Me Annick Murphy, en entrevue à l’émission Avocats à la barre, à QUB radio, lundi. 

Le 8 juillet 2016, le plus haut tribunal du pays déposait l’arrêt Jordan, ce qui a forcé tous les intervenants du système de justice à revoir leur approche afin que les causes des accusés soient entendues par un juge dans un délai raisonnable. 

«Les délais dans le traitement des dossiers judiciaires étaient inadmissibles», a reconnu Me Murphy, en rappelant les grandes lignes du jugement de l’arrêt Jordan. 

«On s’est demandé pourquoi ça prenait autant de temps [à traiter les dossiers]», a expliqué Me Murphy. 

Aujourd’hui, elle affirme que l’arrêt Jordan a eu pour effet d’inciter le DPCP à revoir ses façons de faire. 

«Nous sommes désormais en constante discussion avec les policiers», a-t-elle expliqué à l’animateur, Me François David Bernier. 

De plus, l’arrêt Jordan a forcé les procureurs du DPCP à «remettre des dossiers complets pour éviter les remises». 

Des programmes ont également été développés pour offrir des alternatives aux procédures judiciaires.  

  • ÉCOUTEZ Me Annick Murphy, Directrice des poursuites criminelles et pénales à QUB radio:            

  

 

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