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Imprévisible au possible

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Plus rien ne me surprend avec l’Impact. L’imprévisible devient la norme. Si vous me demandiez de parier sur le résultat avec un match des Montréalais, je serais bien embêté de vous répondre.

Samedi dernier, la troupe de Rémi Garde faisait face à un adversaire dangereux. Minnesota United était sur une séquence de quatre victoires de suite et était installé en 4e position du classement dans l’ouest. Au classement, les visiteurs n’étaient qu’à trois points de l’Impact avec à sa fiche plus de buts marqués et moins de buts encaissés. En soulignant ce fait, je veux souligner que la confrontation devait être plus égale que certains prévoyaient. L’Impact n’a pas été en mesure de prendre des points contre cette équipe qui a reposé ses meilleurs éléments.

Organisation défensive

À Atlanta la semaine précédente, les joueurs et l’entraîneur avaient souligné la qualité de l’organisation défensive dans la défaite. Tout le monde semblait en être fier de la performance et arguait même que l’Impact aurait mérité un meilleur sort face aux champions en titre.

Mais pourquoi donc, cette qualité défensive n’a pu être répliquée, reproduite dans le match face au Minnesota United? En place et lieu, l’Impact a paru brouillon face à cet adversaire de l’Ouest et a offert une performance qui a coûté trois points précieux dans la course aux séries.

Pourtant, Garde avait encore choisi une formation à trois défenseurs centraux. Le 3-4-3 proposé par l’entraîneur montréalais devait constituer un point fort de l’équipe. Mais les trois défenseurs centraux ont failli à la tâche. Dans l’anticipation, dans leur lecture de jeu et dans leur positionnement, Diallo, Cabrera et Camacho ont tous pêché à un moment ou un autre. Dans les trois buts du Minnesota, ils n’ont pas réussi à anticiper les longs ballons derrière eux.

Qui est le leader ?

Sur le deuxième but des visiteurs, le milieu des « Huards » Lawrence Olum a pu faire sa passe vers l’avant sans voir de pression s’amener sur lui. Sa passe, en plein milieu de terrain, sans contrainte, a mené à un tir de pénalité qui a sapé le moral des Montréalais.

À ce moment de l’action, Diallo se trouvait dans un no man’s land. Et ni Cabrera, ni Camacho n’ont été en mesure de lui offrir une couverture pour éviter le pire.

Défensivement, il faut aussi ajouter que l’Impact a été très passif samedi dernier. Par moment, on ne voyait qu’un joueur mettre de la pression sur le porteur du ballon. Aucun des coéquipiers du joueur ne suivaient derrière pour le supporter. Dans ces circonstances, ça devient du gaspillage d’énergie et ça témoigne de la désorganisation collective.

Qui assume le rôle de leader défensif sur le terrain? Même s’il n’offre pas des performances inspirées dernièrement, Diallo est le meilleur arrière de l’équipe, c’est vers lui qu’on se tourne quand ce genre de question est soulevé. Mais, nous avons pu le constater, ce n’est pas un verbomoteur, ni un très grand communicateur.

Qui alors? Bacary Sagna, le plus âgé derrière, semble être bâti dans le même moule. Sur le terrain, Diallo et lui ne sont pas les plus animés, les plus « vocaux ».

À mon avis, ce sont eux qui devraient, du moins au cours des 90 minutes d’une rencontre, prendre plus de responsabilités et s’assurer de garder le groupe sur le bout de leurs pieds.