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Être payé pour jouer au volleyball autour du monde: un rêve devenu réalité pour ce Québécois

Nicholas Hoag en plein élan pour le smash
Courtoisie Nicholas Hoag en plein élan pour le smash

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Quand on est un petit gars du Québec, nos scénarios de carrière sportive rêvée se limitent généralement à devenir une star de la LNH ou être le prochain Laurent Duvernay-Tardif dans la NFL. Pour Nicholas Hoag, c’était une autre histoire.

Issu d’une famille d’adeptes de volleyball, le Sherbrookois de 26 ans a misé sur ses talents pour entamer une carrière dans cette discipline.

De vedette du cégep à pilier de l’équipe olympique canadienne, le colosse de 2 mètres a su bondir sur les opportunités (fort, non?) et est maintenant un joueur professionnel reconnu en Europe.

J'ai piqué une jasette avec mon bon vieux chum que j’ai perdu de vue depuis des années afin d'en savoir plus sur son quotidien d’athlète à l’étranger.

 

Quel a été ton cheminement pour te rendre jusqu’aux meilleures ligues d’Europe?

Nick: Je suis né avec le ballon entre les mains. Mes parents ont tous deux joué à un haut niveau. Ils ont passé cette passion là du volley à mon frère et moi.

Quand j’avais 7 ans, on a déménagé à Paris parce que mon père s’était trouvé une job comme entraîneur pour le club de la ville.

Lorsqu’on est revenu au Québec, j’ai décidé de mettre sérieusement des efforts dans le sport. J’ai été dans un programme de Sport-études au secondaire puis j’ai joué pour le Cégep de Sherbrooke.

En 2011, j’ai été sélectionné pour faire partie de la délégation canadienne pendant les Championnats du monde junior et je me suis bien illustré.

Ça m’a permis de me faire remarquer par les ligues européennes et j’ai signé un contrat avec l’équipe de Tours en France en 2013.

J’y ai joué 2 ans avant de me diriger à Paris pour un an. Depuis quelques années, j’évolue dans la ligue d’Italie, en plus d’être sur l’équipe canadienne.

Et combien de temps est-ce que ça t'a pris avant de faire du cash? J’imagine que tu t’en mets pas plein les poches tout de suite en partant.

Nick: Ça dépend de ce qu’on entend par faire du cash.

Au début de mon parcours, je ne faisais pas un salaire comparable aux joueurs de soccer professionnels de la ligue des champions, mais j’arrivais à bien vivre. Une des raisons pour ça est que je ne payais pratiquement rien à part ma nourriture.

Donc je pouvais mettre un bon montant de côté. Aujourd’hui, après 6 ans de carrière, je peux affirmer sans douter que mon salaire en ferait jalouser plus d’un.

 

On s’entend qu’au Canada, le volleyball est un sport un peu underground. Est-ce qu’en Europe c’est vraiment plus populaire qu’ici?

Nick: Disons qu’il n’y a pas un engouement aussi général que pour le soccer, mais comparé à ici, c’est pas mal plus populaire oui.

Chaque pays a sa ligue professionnelle, les matchs passent à la télé et les gens viennent parfois assister par milliers aux parties pour encourager l’équipe de leur ville.

Il y a quelques semaines, j’ai joué à Milan et des spectateurs voulaient me toucher les bras et prendre des selfies avec moi. Ça ne m’est jamais arrivé lorsque j’ai joué au Canada!

 

Même si ça a l’air assez agréable d’être toi, je doute que ça soit toujours parfait. Qu’est-ce que tu trouves difficile à dealer dans ton quotidien?

Nick: Beaucoup de choses. Je vis constamment dans mes valises puisque je suis souvent en déplacement pour des matchs. Je suis loin de ma famille, qui est maintenant établie en Turquie, et de ma blonde qui termine ses études à Ottawa.

Les gens pensent que j’ai la belle vie, mais ils ne réalisent pas tous les sacrifices que ça représente. Cela dit, j’adore ce que je fais et je n’échangerais ma place pour rien au monde!

À la lumière de tes 8 ans de carrière, qu’est-ce qui te rend le plus fier dans ce que t’as accompli?

Nick: Ma participation aux Jeux olympiques de Rio en 2016, il n’y a rien qui peut battre ça. C’était complètement fou.

Nick avec son père et entraîneur Glenn Hoag aux Jeux olympiques de Rio en 2016
Courtoisie
Nick avec son père et entraîneur Glenn Hoag aux Jeux olympiques de Rio en 2016

Sinon, lorsque j’ai été partant sur l’équipe nationale en 2014 aux championnats du monde, ça aussi ça a été un grand moment.

Quand je joue pour ma carrière professionnelle, je vois plus ça comme une job. Mais quand c’est pour représenter mon pays, c’est une tout autre paire de manches. Je le fais vraiment pour l’honneur.

As-tu des plans pour ta vie post-athlète? Comptes-tu rester dans le milieu du volleyball?

Nick: Je ne ferme pas de porte pour l’instant. J’essaie de vivre au jour le jour. J’ose espérer qu’il me reste au moins 7 ou 8 ans comme joueur donc j’ai le temps en masse d’y penser.

Outre le volley, j’ai développé un grand intérêt pour le vin en habitant en Europe et j’aimerais peut-être me lancer dans cette industrie-là une fois que j’aurai accroché mes souliers.

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