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La valeur d’un joueur de soutien

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Photo AFP Marwin Gonzalez a touché le gros lot avec les Twins du Minnesota.

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Les règles du jeu vont changer l’an prochain.

D’abord, les équipes pourront aligner, du début de la saison au 31 août et au cours des séries d’après-saison, 26 joueurs, soit un de plus qu’auparavant. De plus, le nombre minimum des joueurs actifs va passer de 24 à 25 tandis que les clubs pourront faire appel à un 27e joueur lors de programmes doubles.

Il est aussi très important de souligner que le règlement qui permettait aux équipes de gonfler leur formation jusqu’à 40 joueurs au cours du mois de septembre sera aboli. Dorénavant, les équipes devront compter 28 joueurs sur leur formation active du 1er septembre jusqu’à la fin du calendrier régulier.

Il reste encore à définir le nombre de lanceurs qui pourront faire partie de la formation des joueurs actifs, décision qui sera prise par le comité mixte des propriétaires d’équipe et de l’Association des joueurs. De plus, les équipes devront identifier le rôle de chacun de leurs joueurs, soit comme lanceur, soit comme joueur de position avant le début de la campagne. Et le rôle de chacun ne pourra changer en cours de saison.

Aucun membre de la formation active, sauf ceux qui seront identifiés comme lanceurs, ne pourra être utilisé dans ce rôle en saison régulière ou en séries d’après-saison, sauf dans les cas suivants :

1) Les joueurs identifiés comme ayant deux fonctions différentes. Pour être désigné de la sorte, un joueur devra être utilisé comme lanceur dans un minimum de 20 manches et avoir commencé au moins 20 matchs comme joueur de position ou frappeur de choix s’étant présenté au moins trois fois au bâton dans ces matchs en saison régulière courante ou au cours de la saison régulière précédente ;

2) Dans une manche suivant la neuvième d’un match nécessitant de la prolongation ;

3) Dans tout match au cours duquel son club perd ou gagne par plus de six points au moment où un tel joueur fait son entrée comme lanceur dans le match.

De plus, la MLB va rendre officiel le règlement qui obligera un lanceur, partant ou de relève, à affronter un minimum de trois frappeurs, à moins qu’il n’obtienne le dernier retrait d’une manche (sauf dans le cas d’une blessure ou de maladie).

L’importance d’être polyvalent

Évidemment, les athlètes que l’on peut identifier pouvant jouer en défensive et comme lanceur sont peu nombreux, mais ce nombre pourrait augmenter au fil des saisons prochaines.

Toutefois, l’importance qu’un joueur puisse évoluer à plus d’un poste en défensive ou comme frappeur de choix sera beaucoup plus grande au sein d’une formation.

Chez les Blue Jays de Toronto, par exemple, des joueurs comme Freddy Galvis, qui peut jouer à l’arrêt-court, au 2e ou 3e but, ou encore Cavan Biggio et Lourdes Gurriel, qui peuvent être utilisés à l’avant-champ ou comme voltigeur, voire comme frappeur de choix, pourront utiliser cette polyvalence dans leurs négociations contractuelles.

Des vétérans comme Jed Lowrie, avec les Mets, et D.J. LeMaheu, avec les Yankees, en sont déjà la preuve.

Lowrie a obtenu un contrat de 20 millions $ pour deux ans comme un super-joueur de soutien et, dans un même rôle, LeMaheu a signé un contrat de deux ans pour 24 millions $ chez les Yankees.

La polyvalence d’un joueur est de plus en plus populaire au sein des clubs majeurs et, dans les trois dernières saisons, le nombre de joueurs qui ont été utilisés à au moins trois postes différents pendant plus de 100 manches a été de 28 en 2016, de 29 en 2017 et de 29 en 2018.

Et vous pouvez être assurés que cette tendance n’ira pas en diminuant au cours de la prochaine décennie.

Voyez comment la valeur d’un gars comme Marwin Gonzalez a augmenté récemment. En 2017, avec les Astros de Houston, Gonzalez a joué 47 matchs comme voltigeur de gauche, 38 parties à l’arrêt-court, 31 rencontres au premier but, 22 au deuxième coussin, 19 au troisième en plus de deux matchs comme voltigeur de droite.

C’est ainsi que son salaire est passé de 3,7 M$, en 2017, à 5,1 M$, en 2018. Puis, comme joueur autonome, les Twins du Minnesota lui ont consenti un chèque de paie de... 12 millions $ pour 2019 !

Mickey Mantle rejeté

L’ancien des Yankees, Mickey Mantle, ne semblait pas destiné à faire carrière dans les majeures. Ado, son physique était si peu imposant que les Browns de St-Louis ne l’ont même pas laissé aller sur le terrain lors d’un camp d’évaluation !!! Pourtant, lui et son éventuel coéquipier Roger Maris ont tous les deux été recrutés par l’Université de l’Oklahoma, comme joueurs de football, mais n’y ont jamais joué.

On en parle peu, mais l’un des attrapés les plus importants de sa carrière a été réussi aux dépens de Gil Hodges, lors du match parfait de Don Larsen, en série mondiale de 1956.

Oh Henry... Rodriguez !

Tout le monde se souvient que la compagnie Nestlé avait mis en marché la barre chocolatée Baby Ruth, en l’honneur du réputé cogneur Babe Ruth, et qu’il avait été question d’une Reggie Bar, quand Reggie Jackson est arrivé chez les Yankees de New York.

Mais il ne faut pas oublier la mode Oh Henry qui soulignait les circuits du voltigeur Henry Rodriguez avec les Expos.

Les partisans avaient pris l’habitude d’inonder le terrain du Stade olympique chaque fois que Rodriguez claquait une longue balle et il en avait réussi 36 en 1996, soit un sommet dans sa carrière.

Un barrage de 13 circuits

Un autre record de longues balles a été établi le 10 juin dernier alors que les Phillies et les Diamondbacks ont uni leurs efforts pour expédier 13 balles par-dessus les clôtures.

Les Diamondbacks ont établi un record d’équipe avec huit longues balles tandis que les Phillies en ont ajouté cinq !

Eduardo Escobar et Idemaro Vargas ont cogné deux circuits chacun pour les Diamonbacks tandis que Jarrod Dyson, Ketel Marte, David Peralta et Alex Avila en ont frappé un chacun. Scott Kingery en a ajouté deux pour les Phillies tandis que Jean Segura, Rhys Hoskins et Jay Bruce en ont obtenu un chacun pour les Phillies.

Williams au rendez-vous

La réputation de Ted Williams n’est plus à faire, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le voltigeur des Red Sox de Boston a toujours répondu à l’appel de son gérant en début de saison.

Tellement que Williams a toujours obtenu au moins un coup sûr lors des 14 matchs d’ouverture auxquels il a participé ! Soit en 1939, 40, 41, 42, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 56, 57 et 1960. Soulignons que Williams n’était pas disponible lors des premiers matchs des saisons 1943, 44 et 45 alors qu’il avait joint les forces armées. Il est le dernier à boucler une saison avec une moyenne de ,400, soit de ,406 en 1941.