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Cri du cœur d'une mère pour prévenir la noyade chez les enfants

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La trentaine de noyades qui s’est produite depuis le début de la saison au Québec porte beaucoup à réfléchir. Plusieurs sont certainement évitables, surtout quand il s'agit de jeunes enfants dans une piscine familiale.

Quelques jours après le drame qui s’est joué dimanche à Laval, une autre mère du secteur, dont l'enfant de 8 mois a évité le pire il y a un an à peine, lance un cri du cœur. 

Malika Messaoud ne pourra jamais oublier ce qui s'est passé le 2 juillet 2018. Sa petite fille avait 8 mois et était dans la piscine de ses beaux-parents à Laval lorsqu'elle a failli se noyer. 

Elle avait une petite bouée pour lui permettre de flotter. Tout le monde croyait que c'était sécuritaire. Elle était accompagnée de six adultes dans la piscine et de quelques enfants. Un moment d'inattention et la tête de Maria s'est retrouvée sous l'eau. 

«Un petit garçon de 13 ans a eu le réflexe de dire à son papa: "Maria est dans l'eau! Maria est dans l'eau!" Donc, le papa l'a directement tirée par ses jambes. Il a commencé tout de suite les manœuvres. Elle était toute molle. Elle n'avait aucun tonus, puis elle était sortie mauve, couleur bleutée, mauve», a raconté la mère, qui croit que sa fille a passé deux minutes sous l’eau. 

Elle a revécu la tragédie qui aurait pu emporter sa fille. «Les enfants sont vraiment imprévisibles. Les accidents, ça peut arriver n'importe où, n'importe quand. Faudrait vraiment rester très vigilant, surtout quand ça touche les enfants», a dit Mme Messaoud. 

Maria a été transportée en ambulance à l'Hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, puis au CHU Sainte-Justine, où elle est demeurée 24 heures en observation. Elle n'a heureusement pas conservé de séquelles. 

L'an dernier, 14 enfants et adolescents qui ont failli se noyer ont été conduits en salle de traumatologie, au CHU Sainte-Justine. 

Des médecins veulent prévenir d’autres accidents et suggèrent de désigner un adulte pour surveiller constamment les enfants. 

«Tout le monde pense un peu que c'est telle personne qui surveille ou qu'il y a quelqu'un qui surveille parce qu'il y a 10 adultes dans la cour. Mais finalement, il y a personne qui surveille, puis c'est là que ça se passe», a déploré la Dre Marianne Beaudin, chef du service de traumatologie au CHU Sainte-Justine.