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Cross triathlon: un défi de taille hors des sentiers battus

Edmond Roy participera dimanche avec 300 athlètes à l’épreuve Xterra de Lac-Delage

Edmond Roy figurera parmi les participants de la classe élite du cross triathlon Xterra, dimanche, à Lac-Delage, où 300 participants de plusieurs pays sont attendus. 
Photo courtoisie Edmond Roy figurera parmi les participants de la classe élite du cross triathlon Xterra, dimanche, à Lac-Delage, où 300 participants de plusieurs pays sont attendus. 

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La discipline du triathlon coule dans les veines d’Edmond Roy depuis qu’il est tout jeune. Si son amour envers ce sport est loin de s’essouffler, le jeune homme de 20 ans a trouvé une nouvelle façon de se dépasser en découvrant les tranches de cross triathlon de la série Xterra qui fera un arrêt à Lac-Delage, ce dimanche.

Le cross triathlon, c’est quoi ? S’inspirant du triathlon traditionnel, ce sport consiste à enchaîner une épreuve de natation en eau libre, de vélo de montagne et de course en sentier. Un triathlon hors route, finalement, qui gagne en popularité à travers la province.

À son premier essai à Bromont, au début juin, le triathlonien originaire de Nicolet a surpris tout le monde en enlevant les honneurs du volet standard, et ce, au lendemain d’une routine sur route dans le cadre d’une manche de la Coupe du Québec.

Cette expérience concluante l’a poussé à s’inscrire parmi les élites pour l’étape en périphérie de Québec où il se frottera à des gros noms comme l’Américain Josiah Middaugh, champion du monde Xterra en 2015 et gagnant l’an passé, et l’Ontarien Karsten Madsen, trois fois champion canadien qui court à plein temps sur le Pan-Am Tour, dont fait partie Lac-

Delage. Au total, ils seront 300, toutes catégories confondues, à prendre le départ dimanche matin.

« Le fait d’avoir fait une bonne performance aide à me dire que c’est quelque chose vers quoi je pourrais aller, raconte ce membre de l’équipe du Québec de triathlon qui s’est initié à l’âge de 8 ans à ce sport. Pour la prochaine course [dimanche], tant qu’à faire, on va le faire pour vrai pour voir à quoi ça ressemble avec des professionnels. »

Dans sa famille, sa mère, deux frères et sa sœur s’adonnent aussi au triathlon. Sa mère dirige même le petit club local de Nicolet Les Zéclairs, qui accueille une centaine de jeunes.

« Underdog »

Malgré sa victoire à Bromont, il sait que la commande sera lourde face aux ténors nord-américains en sentier en fin de semaine.

« Je ne me donne pas d’objectifs, précise-t-il. Je suis un peu underdog. Personne ne me connaît. On va voir les cartes qu’on placera sur la table. Il peut se passer beaucoup de choses en triathlon, surtout dans le bois. Je suis préparé à ça. »

Le sportif estime que cette parenthèse à son calendrier sur route lui permet de sortir de sa zone de confort et de s’éclater davantage.

« Je trouve ça cool d’aller se salir et de sortir des sentiers battus, avoue Roy, qui devra parcourir 1,5 km de nage, 30 km de vélo et 10 km de course. La grosse différence du triathlon traditionnel, c’est que c’est très technique et très taxant en vélo de montagne. Je frappe parfois les arbres. Le cardio et les jambes, c’est là, mais choisir les bonnes lignes demande un niveau technique. »

Le rêve du gamin

À long terme, Roy nourrit l’ambition de courir sur le circuit de la Coupe du monde de triathlon. Le rêve olympique que caresse tout athlète de haut niveau trotte aussi dans son esprit.

« C’est un défi de taille, mais j’aimerais un jour faire les sélections olympiques, a évoqué ce futur étudiant en génie informatique. Pour l’instant, je veux être le plus performant possible et m’approcher des meilleurs au monde. Puis, le niveau est très élevé en Coupe du monde et en Séries mondiales. En triathlon, les gars qui performent le mieux ont entre 25 et 29 ans. » Rendez-vous dans cinq ans.