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Impact: satisfait pour vrai?

Rémi Garde n’a pas dû aimer l’effort de ses joueurs mercredi soir contre York9 FC

Impact: satisfait pour vrai?
Dominic Chan / Agence QMI

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Un peu tout le monde est resté sur son appétit à la suite du verdict nul in extremis de 2 à 2 entre l’Impact et le York9 FC, mercredi.

Le Bleu-blanc-noir aura eu besoin d’un tir de pénalité dans les arrêts de jeu en fin de match pour soutirer cette égalité qu’il va transporter dans le match retour, le 24 juillet au Stade Saputo.

Rémi Garde a indiqué qu’il était globalement satisfait de ce résultat, mais ça, c’était la version officielle.

Sans être présomptueux, on peut certainement penser que l’entraîneur-chef n’a pas tellement aimé ce qu’il a vu dans ce match.

Mollesse

L’Impact a fait preuve de beaucoup trop de mollesse contre un adversaire qu’il estimait sans doute beaucoup plus faible.

Le jeu défensif a donné certaines sueurs froides et a été directement responsable des deux buts adverses.

Sur la première réussite, l’Impact avait une bonne possession jusqu’à ce que Maximiliano Urruti perde la balle en haut de surface adverse. York a reconverti rapidement sur une longue passe entre les deux arrières centraux. Ç’a été trop facile.

Sur le second but, le Bleu-blanc-noir a mal géré un coup de pied de coin, ce qui n’est pas une première cette saison.

Et il faut le dire, Victor Cabrera n’a pas été bien bon.

Peu créatif

En attaque, il y a encore eu un grand manque de créativité, mais c’est devenu une situation courante en 2019.

Omar Browne, même s’il a marqué le premier but des siens, s’est rendu coupable d’un manque d’engagement.

Maxi Urruti a été très imprécis dans son jeu et a pris des décisions étranges par moment. On pense à une séquence où il remet la balle à Mathieu Choinière le long de la ligne de touche. Urruti va ensuite se positionner derrière le jeune Québécois plutôt que d’aller vers l’axe où il n’y avait personne. Le jeu est mort-né.

Sur le flanc gauche, Daniel Kinumbe a voulu faire bouger les choses, mais les combinaisons ne fonctionnaient pas avec Choinière. Pourtant, ils se connaissent bien puisqu’ils ont évolué ensemble pendant plusieurs années à l’Académie.

Faire mieux

Après le match, Rudy Camacho a indiqué que l’Impact devrait en faire plus et tout faire mieux dans le match retour et ça ne prend pas un grand stratège pour comprendre qu’il a raison.

Dans les mots de Camacho, l’Impact n’a pas été « assez méchant ». Autrement dit, ça manquait de conviction.

Le XI montréalais revient à la maison avec deux buts marqués à l’étranger et se retrouve donc en assez bonne position si le jeu défensif est efficace au match retour.

Mais si York était gonflé à bloc lors de ce premier match historique entre une équipe de Première ligue canadienne et une formation de la MLS, on peut penser que le résultat, au-delà des attentes, va donner espoir à l’équipe de la banlieue de Toronto pour le second duel.

Et il faut croire que le calibre de la PLC est peut-être plus élevé qu’anticipé puisque les Whitecaps de Vancouver n’ont pu faire mieux qu’un match nul de 0 à 0 contre le Cavalry, à Calgary.

Recentrer

En attendant, l’Impact doit rapidement se recentrer pour la seconde portion de sa semaine toute torontoise.

En effet, le Toronto FC est de passage au Stade Saputo samedi soir et le Bleu-blanc-noir se doit de redresser la barre après s’être incliné 3 à 2 contre le Minnesota la semaine dernière.

Pour la première fois de la saison, l’Impact a perdu deux parties de suite et ne peut pas se permettre de continuer sa glissade.

Heureusement, Rémi Garde a reposé plusieurs éléments défensifs mercredi, dont Bacary Sagna, Jukka Raitala et Daniel Lovitz. Plus haut sur le terrain, Orji Okwonkwo est resté à Montréal alors que Saphir Taïder et Shamit Shome n’ont joué que 24 minutes.

Et bonne nouvelle, le club argentin Independiente ne courtise plus Nacho Piatti.