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La folie boursière

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En cours de séance mercredi, le principal indice de la Bourse américaine, le S&P 500, a franchi le seuil psychologique et historique des 3000 points, et ce, pour la première fois de son histoire. Il a finalement bouclé la journée à 2993 points. 

Le cap des 2000 points avait été atteint le 26 août 2014. Depuis, rapporte CNBC, des géants américains du web ont littéralement explosé, dont Amazon (+489 %) et Netflix (+455 %). 

Cette autre bouffée d’enthousiasme est survenue hier matin à la suite du témoignage du président de la Réserve fédérale américaine (FED), Jerome Powell, lequel témoignage devant les membres du Congrès américain laissait clairement entrevoir une baisse du taux directeur américain à la fin juillet. 

Aura-t-on droit à une baisse de ¼ de point ou de ½ point, là est la « grande » question financière de l’heure. Le taux de base actuel de la FED est 2,50 %. 

C’est cette hypothétique baisse du taux de la FED, attendue depuis plusieurs mois, qui alimente en bonne partie la forte hausse de la Bourse américaine depuis le début de l’année. Pourquoi ? Parce qu’en baissant son taux de base, la FED permettrait à l’économie américaine de rester possiblement en relative bonne santé malgré notamment l’incertitude engendrée par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. 

Et une économie en bonne santé permet aux entreprises de rester profitables, de continuer à investir (surtout quand les taux d’intérêt restent abordables), de maintenir les emplois et... de continuer à bien performer en Bourse. En théorie, à tout le moins ! 

MAIS... 

La super performance enregistrée par les bourses au cours des sept premiers mois de l’année soulève le risque d’une sévère correction d’ici le reste de l’année. Ce que personne ne souhaite évidemment. 

Sans tenir compte du rendement des dividendes, voici la progression des grands indices boursiers depuis début janvier.  

  •  S&P 500 de New York : 19,2 % 
  •  Dow Jones : 15,1 % 
  •  Nasdaq : 23,4 % 
  •  S&P/TSX de Toronto : 15,6 % 
  •  FTSE 100 de Londres : 12,0 % 
  •  CAC 40 de Paris : 17,8 % 
  •  DAX Allemagne : 17,6 % 
  •  Shanghai Composite : 17,4 % 
  •  Nikkei 225 de Tokyo : 7,8 %  

Il serait surprenant que les marchés boursiers puissent maintenir ce rythme de progression sans... que ne survienne une « saine » correction pour ramener les investisseurs sur terre ! 

AU CANADA 

On aura remarqué que la Bourse canadienne suit le rythme endiablé des grands indices boursiers de Wall Street. Et comme prévu, la Banque du Canada n’a pas haussé hier son taux directeur, le laissant à 1,75 %. 

Même si la bonne santé de l’économie canadienne risque d’engendrer des pressions inflationnistes, la Banque du Canada n’osera pas augmenter son taux directeur tant et aussi longtemps que la FED laissera le sien au niveau actuel, ou plus bas. 

LES HYPOTHÈQUES 

Si vous faites partie des proprios qui doivent renouveler leur hypothèque dans un proche avenir, sachez que les taux hypothécaires canadiens ne devraient pas baisser significativement au cours des prochains mois. 

Il est possible à l’heure actuelle de se négocier des hypothèques à des taux vraiment bas, voire autour de 2,7 à 2,9 % pour le terme fixe de 3 ans ; de 2,6 à 2,7 % pour le 5 ans. 

Qui offre ces bas taux ? Les courtiers hypothécaires. En « tordant » les bras de votre caisse pop ou banque, il est également possible de bénéficier de faibles taux hypothécaires.

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