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Montréal: les élus appuient la création d’un centre de valorisation des arbres abattus pour toute la métropole

Montréal: les élus appuient la création d’un centre de valorisation des arbres abattus pour toute la métropole
Photo 24 Heures/Agence QMI, Améli Pineda

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MONTRÉAL – Le comité exécutif de la Ville de Montréal a donné le feu vert à un projet de création d’un centre de valorisation des arbres abattus à l’échelle de l’agglomération montréalaise.

Son emplacement sur l’île de Montréal devra être déterminé. Le bois provenant de terrains privés devrait aussi être accepté au centre et les matières résiduelles valorisées seraient rendues disponibles aux citoyens, suggèrent les élus.

La création d’un centre de valorisation du bois des frênes et d'autres arbres abattus sur l’île de Montréal avait été proposée l’an dernier par la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de la Ville.

La Commission avait adopté 10 recommandations sur la gestion de la forêt urbaine en mai dernier. La semaine dernière, le comité exécutif a donné sa réponse.

«Plusieurs projets de mise en valeur du bois abattu à la Ville existent déjà, à petite échelle principalement», observe le comité exécutif. Par exemple, l’organisme à but non lucratif Bois Public, qui reçoit du soutien financier de la Ville, transforme des frênes abattus en mobilier urbain.

«De grands volumes de bois pourraient être valorisés si l’ensemble des bois abattus (par les arrondissements, les services centraux et éventuellement les propriétaires d’arbres privés) pouvaient tous être concentrés sur un site de valorisation», peut-on lire.

Dans son rapport 2018, la Commission sur l’eau soulignait l’importance de la lutte contre l’agrile du frêne, ainsi que de verdir les zones industrielles et commerciales pour contrer les îlots de chaleur.

Plans de plantation

L’adoption à moyen terme d’un «plan maître de plantation» par chacun des 19 arrondissements, en prévoyant les budgets nécessaires, était aussi recommandée par la Commission.

Le comité exécutif demande ainsi aux fonctionnaires «d'accompagner les arrondissements dans cette démarche de planification». Cela dit, le Service des grands parcs de la Ville s’était déjà fixé comme objectif pour l’année 2019 de soutenir la production des plans maîtres de plantation.

«Il n’y a aucun engagement financier», regrette Francesco Miele, vice-président de la Commission. «Les arrondissements peinent à payer pour l’entretien des arbres, pour le maintien en santé de notre canopée.» Si on leur demande des plans maîtres de plantation, l’argent doit être au rendez-vous, plaide l’élu d’Ensemble Montréal.

Soulignant qu’il a fallu au comité exécutif un délai trop long pour réagir, M. Miele aurait souhaité avoir des réponses «plus concrètes» et chiffrées, plutôt que des «souhaits et des vœux pieux».

Valérie Patreau, présidente de la Commission et élue de Projet Montréal, n’a pu être rejointe jeudi.