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Salif Keïta fait la fête à Nuits d’Afrique

Salif Keïta fait la fête à Nuits d’Afrique
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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MONTRÉAL – S’il dit à qui veut l’entendre qu’il veut ralentir le rythme, Salif Keïta n’a pas tenu parole en fêtant son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière avec panache au MTELUS, jeudi soir, en ouverture de la 33e édition du Festival international Nuits d’Afrique. Au contraire!

Après avoir souligné sa joie de jouer sur la même scène qu’une légende, le trio La Pirogue a réchauffé avec aplomb une foule déjà enthousiaste. Il faut dire que Salif Keïta ne vient pas à Montréal tous les ans et que l’occasion était belle de fêter un des plus célèbres représentants de la musique africaine.

À 21 h 30 tapantes, l’artiste malien a commencé son tour de chant avec la douce «Mama», succès tiré de son album «Papa» sorti en 1999. Assis seul sur scène sous une chaleureuse lumière, Salif Keïta a prouvé s’il le fallait que son talent n’a pas besoin de fioritures pour briller.

L’auteur-compositeur-interprète, qui s’est fait découvrir au sein du groupe Les Ambassadeurs dans les années 70, a pu compter sur les voix émues des spectateurs, qui se sont joints à lui pour les dernières notes de la populaire chanson. «Merci! Merci!», s’est exclamé Keïta, visiblement ravi d’être là.

Keïta a ensuite lentement entonné «M’Bemba» de l’opus de même nom, vite rejoint sur scène par quelques choristes et musiciens. De sa délicatesse initiale, le spectacle a versé vers un dynamisme beau à voir.

Salif Keïta fait la fête à Nuits d’Afrique
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

L’artiste s’est par la suite lancé dans l’interprétation de «Tonton», verre d’oreille qu’on peut entendre sur le quatorzième - et ultime, apparemment - album de l’artiste, «Un autre blanc». Le MTELUS a pris de jolis airs de ciel étoilé tellement les spectateurs se sont dépêchés à sortir leur téléphone intelligent pour capter ce moment.

Au moment d’écrire ces lignes, Salif Keïta devait encore offrir au public plusieurs pièces de son plus récent opus, en repassant à travers son large répertoire avec son fameux duo «Yamore» avec la vedette Cesaria Evora, la célèbre «La Différence» et, bien sûr, «Mandjou», son hommage très populaire au président président guinéen Sékou Touré datant de 1978.

Après son spectacle au MTELUS, Salif Keïta sera en spectacle le 12 juillet au Festival d’été de Québec. La 33e édition du Festival international Nuits d’Afrique se poursuit jusqu’au 21 juillet à Montréal.