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3e lien: Oui, je le veux!

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Ce n’est pas une cachette pour personne, je suis un ardent défenseur du projet de 3e lien entre Québec et Lévis, un enjeu d’abord régional, devenu national.

Depuis l’annonce par le gouvernement caquiste du choix d’un tunnel pour réaliser cet ambitieux projet, rares sont les voix qui se sont fait entendre en faveur de celui-ci. Autant dans les médias que sur la scène politique, on a l’impression que la majorité décrie l’intention du gouvernement d’aller de l’avant.

Démocratie

Pourtant, c’est un projet qui est très majoritairement appuyé par les citoyens de la grande région de Québec. Les mêmes citoyens qui ont permis à la CAQ de créer un véritable raz-de-marée électoral le 1er octobre dernier, alors que le 3e lien était clairement l’enjeu principal.

Alors, que fait-on de la démocratie? On la jette aux poubelles quand cela ne fait pas notre affaire?

Évidemment, on ne peut pas accepter n’importe quoi. Il faudra voir les coûts, les échéanciers, les impacts environnementaux et autres. Des questions s’imposent et des réponses devront être données. Mais justement, le gouvernement semble vouloir agir promptement, tout en respectant les étapes. D’abord l’intention, la vision, puis les coûts et la faisabilité. Logique, non?

Double discours

Ce qui me fascine dans l’évolution de ce dossier, c’est que les anti-3e lien sont devenus dogmatiques. Peu importe les arguments soumis, qu’ils soient économiques, géographiques ou tout simplement logiques, ils ne veulent rien entendre.

Pourtant, dans le cas du fameux projet de tramway de Québec, ces mêmes acteurs applaudissent et s’extasient devant un projet improvisé sur le coin d’une table et qui coûtera 2,3 milliards.

Je ne crois pas qu’il faille opposer les deux projets. Mais il est intéressant de constater qu’il existe un deux poids deux mesures, selon qu’il est question du vertueux transport en commun, ou de la satanée voiture.