/news/transports
Navigation

Chibougamau: trois amis meurent dans un écrasement d’hydravion

Un voyage de pêche vire au drame au sud de Chibougamau

Coup d'oeil sur cet article

Trois hommes en route vers un voyage de pêche ont perdu la vie dans un écrasement d’avion, alors qu’un quatrième passager y a miraculeusement survécu, dans le secteur du lac Boulène, à une centaine de kilomètres au sud de Chibougamau, vendredi soir.

Selon la Sûreté du Québec, le groupe d’amis avait décollé de La Minerve, dans les Laurentides, et se dirigeait vers un lac au nord-est de Chibougamau, quand l’accident s’est produit, dans un secteur inaccessible par la route.

Le pilote de 67 ans, originaire de Pierrefonds, à Montréal, et deux hommes de 69 et 77 ans, de La Minerve, ont péri dans la tragédie. Leur identité n’a pas encore été dévoilée.

Les Forces armées canadiennes ont été les premières autorités à se rendre sur place après avoir reçu un signal d’une balise de détresse. Un avion Hercules et un hélicoptère Griffon ont reçu l’appel à l’aide alors qu’ils patrouillaient dans les Laurentides pour retrouver l’hélicoptère disparu dans lequel prenaient place le propriétaire de Sagami-Savoura, Stéphane Roy, et son fils de 14 ans.

L’équipe de recherche a pris la direction du nord du Québec et a trouvé la carcasse de l’hydravion. Le seul survivant, un homme de 72 ans, de La Minerve, a été évacué et a depuis obtenu son congé de l’hôpital.

Une communauté assommée

Les tristes événements ont assommé la communauté des pilotes privés du Québec alors que le pilote de l’hydravion et l’un de ses passagers étaient bien connus dans leur milieu, étant des membres de longue date de l’association Aviateurs Québec.

« Il y a beaucoup d’incompréhension de voir que des pilotes d’expérience comme eux se retrouvent dans cette situation-là », a commenté le président de l’organisme, Gilles Jean, évoquant « une grande tristesse ».

Selon M. Jean, le pilote de l’appareil accidenté avait « plusieurs dizaines d’années d’expérience » et avait l’habitude de piloter dans le Nord québécois à titre personnel.

Le groupe aurait fait face à de mauvaises conditions météorologiques, selon ce qu’a mentionné le survivant à la famille d’une victime. « Ils se seraient retrouvés dans la brume et les nuages », dit M. Jean.

Une enquête a été ouverte afin de préciser les causes et circonstances du drame. Le Bureau de la sécurité des transports a été mis au fait de l’écrasement par la SQ, qui lui partagera ses informations. Le coroner mènera aussi son enquête.