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L’ambiance est à la fête au pow-wow de Kahnawake

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KAHNAWAKE | Les coiffes de plumes, les danses ancestrales et les chants traditionnels sont à l’honneur ce week-end à Kahnawake, près de Montréal, où se déroule le 29e pow-wow de l’ère moderne.  

Fidèle à cette vieille coutume autochtone, la grande fête de Kahnawake est l’occasion, pour les Premières nations du Canada et des États-Unis, de se rassembler et de nouer des amitiés.   

«C’est probablement le plus gros pow-wow au Québec. On est proche de Montréal, donc il y a beaucoup de curieux non-Autochtones qui viennent ici et c’est parfait comme ça!» a dit Sheena Zachary, l’une des organisatrices de l’événement.   

Perpétuer la culture  

Selon elle, ce pow-wow ouvert à tous permet justement d’améliorer la relation entre les Autochtones et le reste de la population, qui n’a pas toujours été au beau fixe, surtout lors de la crise d’Oka qui s’est jouée en partie dans la communauté sœur de Kanesatake en 1990.   

Les réserves sont toujours aux prises avec plusieurs problèmes, mais pour ses habitants, les pow-wow servent à oublier les tracas du quotidien.   

«Les problèmes dans les communautés ont été causés par le déracinement de la colonisation. C’est en se reconnectant avec nos traditions, comme le pow-wow, qu’on arrivera à régler ces problèmes», croit Victor Livia, un Micmac du Nouveau-Brunswick, qui est fier que son adolescent l’ait suivi pour participer à la compétition de danse.   

Une compétition avant tout

Au-delà des kiosques de capteurs de rêve et des dégustations de mets typiques, le pow-wow reste avant tout un concours de danse ancestral, même s’il y a toujours une certaine dimension spirituelle pour certains participants.   

Au rythme des percussions et des chants, ils donnent tout ce qu’ils ont. L’ambiance reste familiale, mais la compétition est féroce.   

«L’an dernier, j’ai été numéro un et je veux le rester», a déclaré Chris Sanipass, en sueurs sous son habit de macramé, après sa prestation.   

Car danser dans l’arène relève d’un véritable exploit physique, a insisté Bernice Montour, qui concourait pour sa part dans la catégorie des femmes âgées.   

«Ce n’est pas de l’improvisation. On se prépare avant. C’est très dur physiquement parce qu’il faut danser tant qu’il y a de la musique» a expliqué la dame de 85 ans, alors qu’elle prenait quelques minutes de repos à l’ombre pour ne pas suffoquer dans sa robe tressée.   

Elle connaîtra dimanche, lors de la dernière journée du pow-wow, la décision des juges. Entre-temps, Bernice Montour, entourée de sa fille et de son petit-fils, est satisfaite de voir un élément de sa culture encore bien vivant.