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Un favori en pleine confiance

Étienne Brault s’amène avec un statut enviable au prestigieux tournoi de Québec

Journaliste
Photo courtoisie, Étienne Brault Étienne Brault connaît un début de saison du tonnerre sur le circuit amateur.

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Deux victoires en trois tournois sur le circuit amateur, une participation à l’Omnium canadien RBC en juin dernier et une qualification pour l’Omnium des États-Unis amateur qui aura lieu en août : si le golfeur Étienne Brault n’est pas l’homme à battre au Duc de Kent, qui débute lundi, il fait assurément partie des favoris. Et il vit très bien avec ce statut.

Âgé de 23 ans, l’athlète affilié au club de golf Pinegrove de Saint-Jean-sur-Richelieu dispute sa dernière année sur le circuit amateur. Ce membre des Mocs de l’Université Chattanooga en NCAA connaît un début de saison du tonnerre sur le circuit amateur, affichant des victoires à l’Omnium printanier à la fin mai ainsi qu’à la Coupe Jean C. Monty il y a un peu moins d’un mois.

« Lors des dernières années, j’ai eu un relâchement au niveau de mes entraînements. J’avais un peu moins d’amour pour le golf que j’en avais dans les années précédentes. Ma dernière saison dans la NCAA a été médiocre et je n’ai pas aimé ça. Quand je suis revenu au Québec, j’ai décidé de mettre les bouchées doubles. Je pensais qu’avant, je travaillais fort, mais ce n’est rien par rapport à ce que je fais en ce moment. Tout ce travail m’a donné un gros boost de confiance », raconte-t-il.

Prêt pour le Kent

De son propre aveu, Brault n’a jamais été en mesure de jouer son meilleur golf pendant deux jours au Duc de Kent. L’an dernier, le tournoi interclub à Pinegrove était la veille du début du Duc et Brault était débarqué à Québec à 1 h 30 dans la nuit, quelques heures avant son départ.

« J’étais brûlé, je n’avais pas de patience et j’ai fait la coupure de peu. Cette année, je dois doser mon énergie pour ce tournoi.»

Car son golf, il le connaît à point. Sa qualification réussie, lundi, pour l’Omnium des États-Unis amateur le lui a confirmé.

« Je dois continuer avec la pédale dans le tapis et en profiter pendant que ça passe. »

La PGA, un rêve atteignable

Brault ne se le cache pas : son rêve est de jouer chez les professionnels. Il l’aurait probablement fait dès cet été, au Québec, si le Circuit Canada Pro Tour n’avait pas mis fin à ses activités.

Il prendra part aux qualifications du circuit European Tour en octobre dans le but d’y obtenir sa carte de membre en vue de la saison prochaine. Mais, pour lui, comme pour tous les golfeurs, son rêve est d’atteindre un jour le circuit PGA Tour. Même si plusieurs Québécois avant lui ont tenté leur chance sans réel succès à long terme, Brault croit que c’est un objectif atteignable.

« Peu de Québécois l’ont fait alors j’ai la chance d’être l’un des premiers. Je pense que c’est beaucoup dans ta façon d’approcher ce défi. Je n’avais pas réussi à me qualifier pour l’Omnium canadien RBC à ma première tentative, mais je savais qu’en travaillant, j’y arriverais un jour. D’ailleurs, lors de ce tournoi, j’ai vu que je manquais d’expérience, mais que, niveau habiletés, je n’avais rien à envier aux meilleurs. »

À noter que le champion en titre, Julien Sale, ne sera pas de la compétition cette année sur les allées du club de golf Royal Québec.

Tweddell veut bâtir sur sa victoire

Parmi les golfeurs de la région de Québec qui tenteront de mettre la main sur le veston à carreaux, David Tweddell sera à surveiller. Vainqueur du Championnat U25 le 20 juin dernier, le golfeur affilié au club de golf Lac Saint-Joseph espère utiliser cette dose de confiance pour bien faire, chez lui.

Grâce à quatre rondes de 67, 67, 70 et 70, pour un cumulatif de -10, Tweddell l’avait emporté en prolongation face à Ty Celone.

« Je me sentais vraiment bien. J’ai débuté en première position après la première ronde et j’ai maintenu mon avance tout au long du tournoi. En tant que golfeur, il n’y a pas de meilleure sensation que de remporter un tournoi après l’avoir mené d’un bout à l’autre », a-t-il mentionné.

Cette victoire, sa plus importante en carrière, lui a donc permis de voir qu’il pouvait faire partie des bons golfeurs amateurs au Québec. « J’ai vu que j’avais ce qu’il fallait pour rivaliser avec les meilleurs. Étienne Brault, qui a participé à l’Omnium canadien RBC était là tout comme Julien Sale qui a tout gagné l’an dernier. J’ai vu que je suis capable de les battre, et c’est bon pour la confiance. »

Un tournoi spécial

Tweddell ne se le cache pas, le Duc de Kent se veut un tournoi particulier à ses yeux. Non seulement il a lieu chez lui, à Québec, mais aussi sur les allées du club de golf Royal Québec où il s’entraîne avec ses coéquipiers de l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval.

À ce sujet, d’ailleurs, il donne beaucoup de crédit à son nouvel entraîneur avec la formation lavalloise, Mathieu Paradis, pour son éclosion. « On a travaillé beaucoup sur l’aspect mental ensemble, plus que sur la technique. Il m’a amené à aller chercher une approche différente, autant en pratique qu’en tournoi. Je suis un gars qui se fie beaucoup à son instinct et j’ai développé cette partie de mon jeu avec Mathieu. »

Tout ça lui permet donc de croire en ses chances de bien faire, lundi et mardi.

« Gagner ce tournoi serait incroyable. Par contre, je vais me concentrer à bien réussir mon coup de départ au trou no. 1 et ensuite y aller coup par coup », précise-t-il.