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La course me fait suer

Sportswoman taking break and listening music
photo adobe stock

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Suer est une action du corps humain bien connue du coureur. Quoique le phénomène demande un peu d’attention et de précautions pour être heureux en groupe (oui, oui !), transpirer est un phénomène physiologique commun vécu par à peu près tous les sportifs dont la pratique d’activité rime avec intensité !

La course demeure ainsi un « sport odorant adorable » ! Voyons le pourquoi du comment.

La compo-sudation

Le liquide évacué par le corps lors d’une activité physique d’intensité suffisante contient principalement de l’eau. Il contient également généralement des minéraux, des surplus de vitamines, des protéines et des déchets corporels.

Il est intéressant de savoir que la quantité de sueur et le pourcentage de chaque élément intégré à l’eau de transpiration varie d’une personne à l’autre en fonction de différents facteurs, dont le niveau d’adaptation à la chaleur, l’intensité de l’effort, la durée de l’effort et la disponibilité des substrats dans le corps.

Ces glandes qui suent

Le liquide de transpiration est évacué par les glandes qualifiées de sudoripares. Elles sont au nombre d’environ 3 millions dans le corps humain. À l’attaque ! De deux types distincts, elles se retrouvent sur toute la surface du corps, mais plus abondamment aux aisselles, aux paumes de mains, aux plantes de pieds, et aux régions intimes.

Les glandes suantes produisent normalement de 500 millilitres à 1 litre de sueur par jour d’activité normale. Lors d’un moment d’entraînement, bonifié par une température chaude, le corps peut en produire jusqu’à 10 litres. À noter que le déodorant n’empêche pas la production de sueur, il vient surtout tenter de la teinter d’une bonne odeur...

Pourquoi transpirer ?

La recherche du fameux équilibre dans plusieurs sphères de la vie demeure un grand défi. Le corps humain aussi cherche le sien ! Voilà pourquoi le principal mandat du processus de sudation est de ramener le corps à une température interne d’environ 37 degrés, la température établie comme normale, comme équilibrée.

Quand l’organisme est exposé à la chaleur, que celle-ci soit occasionnée par l’activité physique, la température extérieure ou le stress, le corps doit se refroidir. C’est à ce moment que les glandes sudoripares entrent en action, comme un mécanisme de défense, pour contrer la chaleur interne excessive qui serait néfaste pour le corps.

Il est bon de savoir que le mécanisme de sudation provient d’un signal envoyé par l’hypothalamus, une petite région au centre du cerveau responsable de régulariser des besoins fondamentaux du corps comme le sommeil, la faim, la soif et la température. Sans ce régulateur naturel qu’est l’hypothalamus, le corps humain manquerait d’équilibre.

Tu pues !

Contrairement à une croyance répandue, la transpiration en elle-même ne sent rien. Voilà que le liquide sécrété par les glandes sudoripares est naturellement inodore. Ce sont les bactéries microscopiques présentes sur la peau qui, en contact avec la sueur, viennent la teinter de mauvaises odeurs.

Ces bactéries se nourrissent en quelque sorte de sueur... Eurk ! À noter que différents éléments, dont l’alimentation, les vêtements et l’hygiène, peuvent teinter l’odeur de la sueur.

Que la course vous fasse suer... juste assez !