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Les Français de Montréal fêtent le 14 juillet

Les Français de Montréal fêtent le 14 juillet
Photo AGENCE QMI, ÉTIENNE PARÉ

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MONTRÉAL | Même de l’autre côté de l’Atlantique, les Français ont tenu à souligner la fête nationale de leur pays d’origine, dimanche, à Montréal, dans une ambiance on ne peut plus française.  

Le vin et le pastis coulaient à flots dans le Vieux-Montréal, où avait lieu un pique-nique du 14 juillet.  

«Le 14 juillet, ce n’est pas juste sur les Champs-Élysées. C’est important de le fêter ici si on veut faire rayonner la France à l’étranger», a lancé le réputé chef pâtissier Christian Faure, installé au Québec depuis 2006, qui tenait un kiosque pour l’occasion.  

L’événement était organisé par le musée Pointe-à-Callière, qui cherchait ainsi à faire la promotion de son exposition À table!, qui revisite l’histoire de la gastronomie française jusqu’en octobre prochain.  

En plus des somptueux croissants du chef Faure, les visiteurs pouvaient aussi profiter d’un jeu de pétanque et de deux joueurs d’accordéon.  

Malgré la pluie intermittente, ces derniers n’ont pas manqué d’enfiler les classiques du répertoire français, de la Marseillaise à Édith Piaf.  

«C’est la fête des Français et, même si ça fait 25 ans que j’habite à Québec, je suis Français avant tout», a glissé entre deux partitions Bernard Lafargue, qui est originaire du territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon, dans le golfe du Saint-Laurent.  

De plus en plus de Français  

Selon le consulat général de France à Québec, les Français sont de plus en plus nombreux à venir s’installer au Québec, une tendance qui s’est accélérée dans les dix dernières années.  

L’Union française, une association qui accompagne les immigrants français depuis 150 ans, recense près de 150 000 expatriés à Montréal seulement.  

«Quand les Français arrivent ici, ils veulent d’abord être avec des Québécois pour s’intégrer. Après quelques années, ils ressentent le besoin de se rassembler parce qu’on s’aperçoit que nos racines restent en France», a remarqué Christophe Brayet, le nouveau président de l’Union française, qui organisait de son côté dimanche un barbecue pour célébrer le 230e anniversaire de la prise de la Bastille.  

Bien qu’il s’agisse du moment fort de la Révolution française, les Français tendent à oublier que c’est ce qu’ils fêtent en ce 14 juillet, a déploré M. Brayet  

Pour la diaspora, la fête nationale reste quand même un bon prétexte pour créer un plus grand esprit de communauté.  

«C’est important pour s’entraider dans les démarches d’immigration, notamment. Malheureusement, nous, les Français, nous n’avons pas encore une communauté forte et bien organisée comme les Italiens ou les Grecs, par exemple», a soutenu Christophe Brayet.