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«Les amants de la Rivière-Rouge» de Marie-France Desmaray: refaire sa vie au Manitoba

Les amants de la Rivière-Rouge
Photo courtoisie, Édition JCL Les amants de la Rivière-Rouge
Marie-France Desmaray, Les Éditions JCL, 634 pages

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Romancière française au succès montant, Marie-France Desmaray a imaginé qu’une jeune femme et sa petite fille quittaient la Vendée pour refaire leur vie dans un petit village francophone du Manitoba dans Les amants de la Rivière-Rouge. Ce roman, best-seller en France, fait découvrir à la fois la Vendée et les villages francophones des Prairies.

Son histoire, pleine de rebondissements et de grandes émotions, débute en octobre 1921, en France, lorsque la jeune Louise, 15 ans, quitte la Vendée en découvrant qu’elle est enceinte.

Elle trouve refuge dans un autre village et entre au service d’un couple bienveillant et aimable.

Au fil des jours, elle s’éprend d’un homme très agréable, Marius. Les amoureux créent doucement des projets d’avenir lorsqu’un drame survient : Marius a été perdu en mer. Complètement démolie, Louise décide de partir pour le Nouveau-Monde avec sa fille.

Une fois rendues à Halifax, elles prennent le train vers l’Ouest. Loin. Jusqu’à se rendre à Rivière-Rouge, où commence leur nouvelle vie. D’autres surprises les attendent dans les grandes plaines!

«Ce roman est la réédition d’une trilogie», explique Marie-France Desmaray, une Vendéenne amoureuse du Canada.

«Mon ancien éditeur avait fait des séjours prolongés au Manitoba et m’en parlait régulièrement. Chez nous, quand on pense à la francophonie, on pense au Québec. Mais j’ai préféré envoyer mon héroïne au Manitoba.»

Elle n’a pas regretté son choix et a pu compter sur l’assistance de Mgr Bazin, de sa sœur Adrienne, et de l’historienne Jacqueline Blais, de Winnipeg, pour construire son roman.

«J’ai découvert une province très intéressante. J’ai pris plaisir à découvrir l’histoire de ce pays et à rencontrer virtuellement les gens.» Elle s’y rendra pour la première fois de sa vie en septembre prochain.

Dans son roman, elle parle des villages francophones, comme Saint-Claude et Saint-Boniface. Un de ses personnages, Tobie, est un Métis. Et elle fait découvrir, par moult détails, la vie quotidienne dans les Prairies, au début du 20e siècle.

Les marais de Vendée

Comme la première partie du roman se déroule en Vendée — terre d’origine de plusieurs familles québécoises —, elle fait aussi découvrir son coin de pays aux lecteurs.

«La vie dans les marais était très dure. Tout l’hiver, ils étaient envahis par les eaux et devaient sortir de leurs maisons dans des petites barques. Ce sont des gens de caractère, qui ont la réputation d’être assez fiers. Je suis née dans ces marais dont je parle et mon nom de plume me paraît maintenant évident!»

Femme forte

Louise, son héroïne, est une femme forte qui a pris des décisions, qui a affronté des situations très difficiles, et a décidé de sa vie au lieu de se faire imposer les choix des uns et des autres.

«Je ne voulais pas en faire un roman pleurnichard, du début à la fin. J’avais envie de faire une héroïne qui se prend en main, qui part au Canada et décide de refaire sa vie. Le contexte historique, avec la religion très forte dans les villages français, ne devait pas aider des femmes dans sa situation.»

Les amants de la Rivière-Rouge
Photo courtoisie, Éditions JCL

► Marie-France Desmaray a trouvé à Québec des idées pour la suite de son histoire, qu’elle est en train d’écrire pour les Presses de la Cité.

► Elle a été invitée à présenter une conférence au Centre historique de Saint-Boniface, en septembre.