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Un beau coup d’éclat

Nelson promet de beaux moments au théâtre

Nelson
Photo courtoisie, Jonathan Poirier Chantal Baril, Roger La Rue, France Parent et Philippe Cousineau dans Nelson.

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La pièce Nelson, à l’affiche tout l’été au Théâtre Saint-Sauveur, offre un beau moment de plaisir. Mettant en vedette Chantal Baril et Roger La Rue cette comédie de boulevard permet de voir à quel point une femme peut se transformer pour en mettre plein la vue.

Cette femme, qui saura changer de personnalité du tout au tout, c’est Lorraine, une riche avocate, centrée sur sa carrière, le luxe et l’argent qui n’a pas la langue dans sa poche. Ce personnage haut en couleur interprété avec brio par Chantal Baril admet défendre les criminels sans scrupule, tant que la cause peut lui faire gagner de l’argent.

Pour faire plaisir à leur fille, Lorraine et son mari Jocelyn (Roger La Rue), un chanteur d’opéra qui a manqué sa vocation, vont accepter, le temps d’une soirée, de se faire passer pour un couple végane porté par les causes humanitaires.

C’est que leur fille Catherine (Gwendoline Côté), une enfant roi qui étudie en sociologie, tente de séduire son nouvel amoureux (Jules Ronfard) afin de l’accompagner dans une mission en Afrique dirigée par les parents de ce dernier.

Une soirée spéciale

Campés dans une somptueuse maison de Westmount, on verra deux camps s’affronter, les véganismes et les autres.

D’un côté, le couple écolo (France Parent et Philippe Cousineau) et de l’autre Lorraine et Jocelyn, les biens nantis, carnivores dans l’âme qui auront beaucoup à faire afin de se transformer pour la cause et réussir cette soirée en impressionnant leurs invités.

Pour y arriver, il faudra recouvrir les divans en cuir, décrocher les trophées de chasse sur les murs et apprendre à cuisiner végane, ce que Jocelyn peine à faire. Mais la flamboyante avocate, quelque peu hautaine, a la parole facile et parviendra à en mettre plein la vue tout en rattrapant les faux pas de son mari. Ses causes lucratives deviendront sociales et humanitaires. Pour en ajouter un peu, elle fera croire qu’elle milite pour la défense des animaux allant jusqu’à adopter un lapin, nommé Nelson, faisant référence à Mandela.

Bien adaptée

La comédie de boulevard signée par l’auteur français Jean Robert-Charrier a si bien été adaptée pour le Québec que l’on pourrait facilement croire à une création québécoise. Quant à la mise en scène de Michel Poirier, à qui l’on doit l’adaptation, elle est impeccable et très rythmée, sans temps mort. S’ajoutent de beaux décors et des costumes originaux.

Plusieurs surprises et de multiples rebondissements attendent les spectateurs dans cette comédie hilarante où l’on frôle l’absurde et qui ne se terminera pas comme prévu.


Nelson, à l’affiche jusqu’au 24 août au Théâtre Saint-Sauveur.