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Pénurie de terrains industriels en vue au Québec

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Le Québec doit composer avec une véritable pénurie de terrains industriels dans la plupart de ses régions métropolitaines. Ce qui pourrait faire exploser les prix.

«Alors que l’on note un manque de terrains, on prévoit une forte demande au cours des prochaines années et le Québec n’est pas prêt à faire face à cette réalité», indique le président de la firme CAPREA Conseil immobilier, Christian-Pierre Côté.

Selon ce dernier, le secteur de la logistique sera appelé à connaître une forte croissance en sol québécois en raison notamment de l’explosion du commerce en ligne.

Alors que les ventes sur le web des détaillants ne représentent que 10 % de leurs chiffres d’affaires actuellement, les analystes prévoient qu’elles devraient atteindre les 20 % en 2022.

Des entreprises issues du commerce de détail et de la grande distribution font tout actuellement pour dénicher des terrains et des bâtiments industriels près des grands centres urbains.

Dans la région de Montréal, les entreprises doivent maintenant se rabattre sur des terrains situés en périphérie de l’île pour avoir pignon sur rue. Par exemple, le nouveau centre de distribution du géant suédois du meuble IKEA sera situé à Beauharnois, loin du centre-ville de Montréal.

À Québec, le manque criant de terrains dans les parcs industriels pousse les entreprises à Saint-Augustin-de-Desmaures et à Lévis, précise M. Côté.

Investissements massifs

Pour répondre à la demande et demeurer compétitives, les grandes villes du Québec n’auront d’ailleurs pas le choix d’investir massivement dans des infrastructures de qualité.

L’an dernier, le promoteur immobilier Summit n’a pas hésité à délier 65 millions $ pour mettre la main sur un immeuble industriel situé à Montréal.

L’an dernier, 489 transactions (+21 %) d’au moins 500 000 $ et plus dans le secteur industriel ont généré des ventes de 1,3 milliard $ au Québec, indique une étude produite par CAPREA. Le prix de vente médian par transaction s’est élevé à 1,3 million $.

La plus grosse transaction de 2018 a été observée à Montréal alors que le promoteur immobilier Summit n’a pas hésité à débourser 65 millions $ pour mettre la main sur un immeuble industriel appartenant au groupe 1812 des Futailles Investment.