/24m
Navigation

Déjà accro à JUMP

Déjà accro à JUMP
Courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

 Je le confesse: j’utilise souvent les nouveaux vélos électriques JUMP au lieu des BIXI. Par paresse, principalement... Mais aussi pour éviter de me tremper de sueur lorsqu’il fait trente degrés. L’assistance motorisée permet d’aller vite sans effort, de se sentir comme Superman et de se rafraîchir au souffle du vent. Un bonheur! 

 À trente sous par minute, ce n’est pas donné, mais c’est moins cher que le taxi et, en ville pendant les heures de pointe, c’est plus rapide que la voiture. (Soit dit en passant: pour voir les JUMP autour de vous, allez sur l’application Uber et sélectionnez la nouvelle option vélo en haut de l’écran.) 

 Le seul défaut de JUMP, c’est qu’il n’y en a pas encore assez! Des élus ont déploré la semaine dernière que certains de ces vélos se retrouvent attachés à des clôtures ou des poteaux non prévus à cet effet. Cela démontre que la Ville continue de faillir à sa tâche de fournir un nombre décent d’endroits où légalement barrer son vélo.   

 Popularité 

 Cet été devrait aussi être celui de la trottinette électrique à Montréal. Jamais par le passé un nouveau moyen de transport «sorti de nulle part» ne s’est imposé aussi rapidement que la trottinette électrique en libre-service. Si quelqu’un voilà trois ans nous avait dit que ce «jouet pour enfant» dans sa version motorisée pour adultes le disputerait au vélo comme principal moyen de locomotion en solo autre que l’auto, nous lui aurions ri au visage.  

 Partout où elle s’implante, sa popularité est immédiate. Son essor perturbe les habitudes. Des villes prises de court par leur propagation anarchique les interdisent parfois... avant de les réadmettre de manière plus ordonnée – je pense ici, notamment, à Paris. Ces problèmes soulignent à gros traits une évidence: la trottinette électrique est merveilleuse. C’est parce qu’elle est si bien adaptée aux réalités urbaines que ses usagers sont légion. 

 Amenez-en, des trottinettes ! 

 L’été dernier, j’étais à Tel-Aviv, en Israël, pour un reportage, et les trottinettes, malgré leur nouveauté, l’emportaient presque en nombre sur les vélos. Gens d’affaires en complets. Étudiants débraillés. Sorteuses sur leur trente-six le samedi soir nu-pieds et tenant à la main leurs souliers à talons hauts. Couples à deux sur une planche. Un des avantages de la trottinette sur le vélo est de pouvoir rouler en portant une robe...  

 Bref, la seule chose qui me fera utiliser les gros vélos rouges de JUMP moins souvent, ce sera... l’arrivée des trottinettes de Lime!