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L’armée canadienne enquête sur un vol de données sensibles

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L’armée canadienne a ouvert une enquête portant sur un vol de données sensibles par un ex-employé d’un centre de recherche, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Selon la télévision publique Radio-Canada, cet ex-employé civil, spécialisé en balistique et désormais à la retraite, est soupçonné (mais pas formellement accusé) d’avoir volé et détruit quelque 30 000 fichiers contenant « des informations très sensibles ».

Le porte-parole du ministre de la Défense Harjit Sajjan a confirmé à l’AFP qu’« une enquête (était) en cours », insistant qu’« il serait imprudent pour nous de davantage commenter l’affaire à ce point ».

Un document judiciaire consulté par Radio-Canada indique que la police militaire canadienne a demandé et obtenu un mandat de perquisition pour accéder à un lieu « hautement sécuritaire » du centre de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), situé près de la base miliaire de Valcartier, au nord de Québec.

Le document officiel précise que « certains fichiers auraient été copiés et supprimés, "comme des photos de résultats balistiques, des vidéos de tests et essais balistiques, des modes opératoires et des documents d’achat de munitions" », affirme Radio-Canada.

L’ex-employé en cause, parti à la retraite en avril 2018, « aurait commis un geste d’insubordination envers ses supérieurs » avant de quitter l’armée, poursuit la télévision publique, selon qui il a été dénoncé par trois de ses anciens collègues du RDDC.