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Le chauffard accusé de délit de fuite

Il aurait laissé pour morte une adolescente de 15 ans

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Photo TIRÉE DE FACEBOOK. Robert Poirier. Accusé

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JOLIETTE | Le présumé chauffard de 51 ans accusé de s’être enfui après avoir heurté une adolescente de 15 ans la semaine dernière à Mascouche demeurera derrière les barreaux jusqu’à son enquête sur remise en liberté.

Robert Poirier a brièvement comparu mardi après-midi au palais de justice de Joliette pour faire face à une accusation de délit de fuite causant des lésions. Vêtu d’un t-shirt gris délavé et l’air fatigué, l’homme a semblé nerveux.

La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, si bien que Poirier a passé une autre nuit en prison. La date de son enquête sur cautionnement sera fixée à son retour en cour mercredi.

Sentir sa peur

Le père et la sœur de la victime ont tenu à être présents pour la comparution.

« Je voulais voir ce qu’il dégage, je veux sentir qu’il a peur de ce qui va lui arriver », a laissé tomber Kim Desrochers, la sœur de l’adolescente happée.

Le crime reproché à Robert Poirier est survenu mardi dernier, alors que celui-ci circulait sur le chemin Pincourt, à Mascouche.

Il aurait violemment heurté Amy Labelle à la hauteur de l’avenue Garden. Elle rentrait chez elle sur son scooter au terme d’une fête.

La Ford Focus blanche de l’accusé a été expertisée par la police de Mascouche.
Photo Frédérique Giguère
La Ford Focus blanche de l’accusé a été expertisée par la police de Mascouche.

L’adolescente, laissée pour morte a subi de graves blessures, notamment des fractures et une sévère commotion. De retour à la maison depuis samedi après-midi, Amy se porte mieux, mais est loin d’avoir retrouvé sa forme et son énergie.

Tentative de suicide

Le lendemain de l’accident, les policiers se sont présentés au domicile de leur suspect principal, situé à deux pas du lieu de l’impact. Poirier venait d’avaler une grande quantité de médicaments, vraisemblablement pour mettre fin à ses jours. Il a été conduit à l’urgence et a été hospitalisé pendant cinq jours dans l’aile psychiatrique avant de recevoir son congé lundi. À sa sortie du centre hospitalier, les policiers lui ont passé les menottes et l’ont emmené au poste pour l’interroger.