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Tiger en mode apprentissage

Le triple champion de l’Omnium découvre Royal Portrush

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Photo AFP Tiger Woods se fait la main au club Royal Portrush depuis le week-end dernier.

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BELFAST, Irlande du Nord | Il y a peine à croire qu’avec 81 victoires et 15 titres majeurs en poche, Tiger Woods est en territoire complètement inconnu au 148e Omnium britannique. Jamais il n’a posé les pieds au club Royal Portrush, qui reçoit cette semaine le grand tournoi pour la première fois en près de 70 ans.

Le « Tigre » est donc en mode apprentissage depuis le week-end dernier, lui qui en sera seulement à son 10e tournoi de la saison. Depuis sa 21e position à Pebble Beach lors de l’Omnium américain il y a un mois, il n’a effectué aucune sortie.

Selon ses dires, son jeu court est à point, mais son jeu long laisse à désirer. La beauté de cette affirmation, c’est que le titre de l’Omnium britannique est habituellement réservé aux golfeurs rusés plutôt que musclés. Le Dunluce Links du club Royal Portrush figure parmi les grands parcours de la planète, offrant un défi aussi difficile que spectaculaire aux golfeurs en bordure de l’Atlantique Nord.

« C’est merveilleux. Ce parcours peut se jouer de plusieurs façons, selon les vents et les conditions. On se questionne quelquefois sur la position des fosses, et soudainement, on trouve la réponse, car elles sont directement en jeu, a souligné le triple champion de l’Omnium britannique en conférence de presse, mardi.

« On croirait que la balle est repoussée autour des verts. Nous avons plusieurs types d’approches et de roulés », a-t-il ajouté.

Confiance chambranlante

Si Woods transpirait la confiance à 24 heures de son départ à Augusta en avril, il n’affichait pas la même mine à 48 heures de son départ au Royaume-Uni.

« Mon jeu n’est pas aussi à point que je le souhaiterais. Mon jeu court autour des verts est là où il se doit, mais je dois encore travailler mon jeu long. Il faut que je puisse mieux travailler la balle, surtout avec les conditions attendues. J’aurai besoin de différentes trajectoires, spécialement sur certains trous. »

Selon les prévisions, la pluie, les vents et le mercure plutôt frais marqueront ce dernier tournoi majeur de la saison. Sur le Black Course de Bethpage en mai, Woods avait éprouvé des difficultés alors que son dos et son cou l’avaient ennuyé en raison du temps frais. Il confirme néanmoins qu’il respire la forme.

Pas de réponse

Dans sa quête pour connaître le parcours de fond en comble plus rapidement, Woods a utilisé une ruse. Sachant que le cadet de son compatriote américain Brooks

Koepka, Ricky Elliott, est natif de Portrush, il a envoyé un message au champion de quatre tournois majeurs depuis juin 2017 à savoir s’il pouvait se joindre à lui en ronde d’entraînement.

« Je n’ai pas obtenu de réponse, a signalé le “Tigre” en esquissant un sourire. Je l’ai pourtant félicité pour ses performances et une autre belle prestation à Pebble Beach. Ce qu’il a réalisé dans les quatre derniers tournois majeurs est incroyable. Il était dans la course dans chacun d’eux. »

Woods n’a pas tendu la perche au favori local, Graeme McDowell, pas plus qu’à l’ex-capitaine de la formation européenne de la Coupe Ryder et champion de l’Omnium britannique 2011, le Nord-Irlandais Darren Clarke.

Cours intensifs

Débarqué à Portrush durant le week-end, il a rapidement sauté sur le parcours en accompagnant Patrick Reed dimanche. Lundi, il a ajouté une autre ronde de 18 trous, à l’affût des lignes d’attaque et des subtilités des verts. Mardi, il a de nouveau étudié le retour avant une bonne session d’entraînement. Il serait surprenant qu’il ajoute une autre ronde d’entraînement à 24 heures du coup d’envoi du tournoi en dérogeant à ses habitudes.

Woods prévoit une petite visite dans les environs, lui qui ne s’était pas aventuré plus au nord du club Royal County Down, à 150 km au sud-est de Portrush, pour titiller la petite balle blanche. Mais il a déjà visité le nord de l’Irlande dans des voyages de pêche en taquinant le poisson en compagnie de Mark O’Meara et Payne Stewart.