/news/currentevents
Navigation

Un cycliste perd les pédales contre un bus

L’accusé n’a plus le droit de posséder de vélo pendant les procédures

Coup d'oeil sur cet article

Un Montréalais qui a fracassé les vitres d’un autobus dans un élan de rage à vélo lundi soir a pu recouvrer sa liberté à condition de ne plus posséder de bicyclette jusqu’à la fin des procédures.

Kyparissis Polyzoudis, 43 ans, a été accusé d’agression armée et de menaces contre un chauffeur de la Société des transports de Montréal (STM), en plus de méfaits de moins de 5000 $ contre des vitres et un essuie-glace de l’autobus.

Il a plaidé non coupable lors de sa comparution, mardi après-midi, à la Cour municipale de Montréal.

Pendant que le procureur faisait un résumé des faits reprochés, ce dernier l’a coupé pour le corriger sur la façon dont il s’en serait pris pour briser les vitres, non pas « avec [son] vélo », mais bien « avec [son] cadenas ».

Il été remis en liberté. Il lui est toutefois interdit d’entrer en contact avec la victime alléguée ou de s’en approcher. Le juge lui a également imposé de ne pas posséder de vélo.

« Je veux qu’on me redonne mon vélo. Ce n’est pas juste », a réagi l’accusé en sortant du tribunal.

Kyparissis Polyzoudis, Accusé
Photo courtoisie
Kyparissis Polyzoudis, Accusé

Altercation

Polyzoudis a admis qu’il roulait dans la mauvaise direction dans un sens unique, sur la rue Notre-Dame, devant le palais de justice de Montréal, au moment des faits, « à cause de la construction ». La situation aurait engendré un « échange de mots » avec le chauffeur, qui aurait dégénéré.

L’accusé a raconté aux médias s’être fâché après que le conducteur aurait roulé trop près de lui à son goût, au point qu’il serait tombé de son vélo.

« J’ai perdu mon sang-froid, et puis après je suis allé frapper les fenêtres, a-t-il soutenu, en anglais. Je ne lui aurais pas fait mal. »

Il a avoué « se sentir coupable pour les fenêtres » et qu’il « n’aurait pas dû faire ça ».

« Inacceptable »

Le syndicat des chauffeurs d’autobus de la STM a déploré l’incident, soulignant que même si cette situation est « extrême », la violence autant verbale que physique envers les conducteurs est quotidienne.

« C’est inacceptable, a souligné le président Renato Carlone. On invite les gens à faire preuve de patience. Nous sommes là pour aider la population, pour réduire le trafic. »


► Kyparissis Polyzoudis reviendra à la Cour municipale le 2 octobre.