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Disparition du président de Savoura et de son fils: recherchés sur un territoire 16 fois plus grand que Montréal

Serres Savoura
Photo Martin Chevalier

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De nouvelles analyses ont permis de préciser encore plus hier la zone de recherche où pourrait être retrouvé l’hélicoptère du président des serres Savoura disparu depuis six jours.

Le vaste territoire patrouillé par des avions et des hélicoptères s’étend maintenant sur 8200 km2. Cela représente 16 fois la superficie de l’île de Montréal.

Au départ, le secteur dans lequel s’effectuaient les recherches mesurait 20 000 km2 avant d’être réduit à 12 000 km2 à la fin du week-end.

« La zone s’étend sur [une distance de] 140 km en partant du mont Tremblant et en se dirigeant vers le nord-ouest », précise Nora Amrane, de l’armée canadienne, qui coordonne les recherches aériennes.

« L’analyse de nouvelles données de télécommunication nous a permis de transmettre de l’information supplémentaire à l’armée qui, en collaboration avec nous, a réduit la zone de recherche », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Hélène Nepton.

Voyage de pêche

Stéphane Roy et son fils Justin, 14 ans, étaient en voyage de pêche dans un chalet de Lac-De la Bidière, dans les Hautes-Laurentides. Ils ont été vus pour la dernière fois mercredi dernier, le jour où ils devaient regagner la résidence familiale à Sainte-Sophie à bord de l’hélicoptère de M. Roy, un Robinson R44.

Leur disparition a été signalée jeudi et l’armée a immédiatement commencé à survoler le secteur. Depuis vendredi, 11 appareils coordonnés par les Forces canadiennes patrouillent dans le ciel, en plus d’une vingtaine d’appareils de pilotes bénévoles qui collaborent avec l’équipe officielle de recherche.

« Si l’appareil est tombé [brusquement] à la verticale dans la forêt, il sera plus difficile à localiser puisqu’il aura abîmé moins d’arbres [que lors d’une descente plus à “l’horizontale”] », explique l’expert en aviation civile Jean Lapointe.

La police sur l’eau

Parallèlement aux recherches aériennes, une patrouille nautique de la SQ a continué de sonder, hier, les profondeurs du réservoir Mitchinamecus avec un sonar, essayant de repérer une masse qui pourrait s’apparenter à l’hélicoptère disparu.

La SQ navigue sur une zone 14 km2 de ce bassin de 64,75 km2, soit une plus grande superficie que l’île de Manhattan à New York.

En raison des crues printanières, le niveau d’eau du réservoir situé à 125 km au nord de Mont-Laurier est encore très élevé.

Les plages généralement visibles sur lesquelles un hélico aurait pu se poser sont pratiquement inexistantes.

Contrairement aux occupants des hydravions, ceux des hélicoptères ne sont pas obligés de porter des gilets de sauvetage, même s’ils survolent des plans d’eau.