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Pas ma faute

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Dans la vie, je considère qu’il y a deux façons d’affronter un problème. Le prendre de front et assumer notre implication dans celui-ci ou tenter de balayer ça chez le voisin. Faire du déni, de la négation. Parce qu’une chose est certaine, peu importe le problème que l’on rencontre dans la vie, il y a toujours une partie de la faute qui nous revient. Évidemment, je n’inclus pas là-dedans les problèmes de santé qui peuvent être plus qu’aléatoires.

Mais dès qu’il s’agit de problème au niveau social et affectif, ce n’est jamais complètement la faute de l’un ou de l’autre.

Il faut atteindre une certaine maturité pour accepter cela. Assumer qu’un problème ne peut se régler que si on accepte que l’on en fait aussi partie. C’est pour cela que les enfants en bas âge utilisent si souvent des phrases comme «c’est pas ma faute, c’est lui, c’est elle qui a commencé», etc.

En vieillissant, la plupart d’entre nous acceptons le concept d’assumer ses responsabilités. On fait tous un peu de déni parfois, pour se protéger, parce que notre tête et notre cœur ne sont pas encore prêts à faire face à la musique. Alors on laisse passer un peu de temps et c’est correct et même sain de le faire.

Cependant, il y a aussi certaines personnes pour qui cet état de négation est permanent. Des hommes, des femmes qui n’acceptent pas leur rôle dans la majorité des conflits de leur vie. Ils préfèrent chercher un autre coupable. Et le coupable peut être autant quelqu’un, quelque chose, le temps, la chance, peu importe. Ils se servent de leur environnement comme d’une cape d’invisibilité pour passer au travers des discordes sans que personne ne puisse les voir.

Plus souvent qu’autrement, ça fonctionne. Ils réussissent à se dissocier du problème, à passer à un autre appel. Mais un jour ou l’autre ils devront faire face à une situation plus complexe que les autres. Une situation où leur implication est plus que claire et où leurs fautes sont mises en lumière.

C’est alors que nos joueurs «all star» de la ligue nationale du déni devront participer au tournoi le plus important de leur vie. Ils devront apprendre à accepter et pour cela ils devront creuser dans leurs souvenirs. Accepter et surtout assumer leurs implications dans les multiples erreurs de leurs vies.

C’est un très long et douloureux processus que celui de la prise de conscience et ce n’est pas tout le monde qui arrive à franchir le fil d’arrive. Certains préfèreront rebrousser chemin et retourner se cacher dans leurs petites cabanes aux murs de désaveux.

Mon point est simplement qu’il est beaucoup plus facile d’assumer le plus tôt possible notre responsabilité dans tout ce que nous faisons. Personne n’a eu une meilleure vie en fuyant ses problèmes. Dans le moment présent c’est vrai que c’est tentant de tout balayer sous le tapis et de faire semblant que rien n’est arrivé. Mais à long terme, c’est l’autruche avec la tête la plus enfouie dans le sable qui est la plus facile à chasser...