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Quatre directeurs généraux que les Montréalais veulent oublier

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Le récent congédiement du directeur général des Alouettes de Montréal, Kavis Reed, a réjoui une foule de partisans montréalais qui déploraient l’incompétence du nouveau chômeur. Voici quatre autres DG qui ont fait rager les amateurs sportifs de la métropole québécoise.

  • Jim Beattie, Expos, 1995-2001

Photo d'archives Agence QMI

À la fin de la saison 1995, Jim Beattie a remplacé Kevin Malone comme directeur général des Expos qui avait échangé Larry Walker, John Wetteland, Marquis Grissom et Ken Hill pour des raisons financières avant le début de la campagne.

Contre toute attente, sa première année à la barre des Expos a été sa meilleure puisque l’équipe a bataillé jusqu’à la toute fin pour participer aux séries éliminatoires. Dirigé par Felipe Alou, le club avait terminé deuxième de sa section en 1996 avec une fiche de ,543. L’équipe n’a jamais connu une autre saison gagnante sous sa gouverne.

Pour des raisons salariales, Beattie a dû échanger Pedro Martinez, qui venait de remporter le trophée Cy-Young, en novembre 1997. Il a reçu en retour des joueurs n'ayant rien cassé : le lanceur Carl Pavano et Tony Armas fils.

Il avait aussi obtenu Hideki Irabu en 1999. L’artilleur japonais n’a remporté que deux victoires dans l’uniforme montréalais en deux saisons.

  • Sam Etcheverry, Alouettes, 1982-1983

Photo d'archives Agence QMI

Sam Etcheverry a vu son numéro de joueur retiré par les Alouettes après avoir brillé dans l’uniforme montréalais dans les années 1950 comme quart-arrière. Toutefois, son travail dans le siège de directeur général a été beaucoup moins remarquable.

Embauché en 1982, il a été congédié au début de la saison suivante. Ses patrons lui avaient notamment reproché son manque de communication avec les autres membres de la direction de l’équipe. Durant sa seule campagne comme patron de l’équipe, les Alouettes ont connu leur pire saison de leur histoire en 1982 avec une fiche de 2-14.

  • Réjean Houle, Canadien, 1995-2000

Photo d'archives

Aux yeux de certains, le seul fait que Réjean Houle ait échangé Patrick Roy à l’Avalanche du Colorado en 1995, justifie sa présence dans ce palmarès. L’ancien joueur du Tricolore n’a malheureusement pas juste commis cette bourde, bien au contraire.

En plus de l’échange de Roy, Houle a également retourné Mark Recchi aux Flyers de Philadelphie en retour de Dainius Zubrus et deux choix au repêchage; Recchi a continué de connaître du succès en attaque pendant que Zubrus montrait des signes d'inconstance. Et surtout, il a échangé Pierre Turgeon et Craig Conroy aux Blues de St. Louis afin de rapatrier un Shayne Corson en perte de vitesse.

L’héritage de Houle aurait pu être bien meilleur si son équipe de recruteurs n’avait pas autant fait de mauvais choix au niveau du repêchage. Sous sa gouverne, le Canadien a utilisé ses choix de premier tour pour sélectionner Ron Hainsey, Jason Ward, Matt Higgins, Marcel Hossa et Éric Chouinard.

Relevé de ses fonctions après environ deux mois d’activités en 2000-2001, Houle a laissé une équipe moribonde sur la glace à son successeur, André Savard.

  • Pierre Gauthier, Canadien, 2010-2012

photo d’archives



Amorçant son règne en février 2010, Pierre Gauthier a vu le Canadien atteindre la finale de l’Association de l’Est cette année-là. Lorsqu’il a été congédié en mars 2012, le CH était en dernière place de son association.

Entre-temps, celui qui était appelé «Le fantôme» par certains journalistes a effectué une série de gestes douteux ayant nui à sa formation. Entre autres, il a échangé aux Blues Jaroslav Halak, qui venait de connaître d’incroyables séries éliminatoires, contre Lars Eller et Ian Schultz. Si le premier a rendu de bons services au Tricolore, plusieurs individus sont toujours persuadés que Gauthier aurait pu obtenir bien plus pour le gardien slovaque.

Parmi ses autres «faits d’armes», l’ex-DG a aussi acquis le défenseur Tomas Kaberle et son horrible contrat, en plus d'échanger Michael Cammalleri en pleine partie.