/finance/opinion/columnists
Navigation

Trudeau, le chanceux

Coup d'oeil sur cet article

Malgré l’accumulation des gros déficits budgétaires de son gouvernement, l’économie canadienne tourne à plein régime depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2015.

À tel point, d’ailleurs, que le PIB canadien (produit intérieur brut) a enregistré une plus forte croissance que celui des États-Unis. Alors que le PIB américain augmentait de 15,2 % entre le 3e trimestre 2015 et le 1er trimestre 2019, le PIB canadien croissait pour sa part de 16,5 %, soit 1,3 point de pourcentage de plus.

Et grâce à cette solide croissance canadienne, un peu plus d’un million d’emplois (1 032 000) ont été créés au Canada entre octobre 2015 et juin 2019. Cela représente en 4 ans et 8 mois une hausse de 5,7 % du nombre d’emplois occupés au pays.

En termes de pourcentage d’augmentation, c’est quasi autant qu’aux États-Unis où la croissance du nombre d’emplois a atteint les 6 % lors de la même période.

Force est d’admettre que le Canada a su, une fois de plus, tirer profit de ses liens économiques et commerciaux privilégiés avec les États-Unis, notre principal partenaire commercial. Et ce malgré les menaces commerciales lancées par le président américain Donald Trump depuis son élection en novembre 2016.

L’AFFAIRE DE TROIS PROVINCES

La forte création d’emplois au Canada depuis octobre 2015 est attribuable aux trois principales provinces : l’Ontario (+ 493 800 emplois), le Québec (+ 229 000) et la Colombie-Britannique avec l’ajout de 230 000 emplois.

À elles seules, ces trois provinces ont accaparé 92,3 % des nouveaux emplois qui ont vu le jour au Canada depuis octobre 2015.

Les quatre provinces de l’Atlantique, elles, ont ramassé des miettes, soit un total d’à peine 9445 emplois de plus en 4 ans et 8 mois.

Dans l’Ouest canadien, le Manitoba doit se contenter de seulement 7800 nouveaux emplois et la Saskatchewan de 4600.

En raison de la crise pétrolière, l’Alberta affiche 54 000 emplois de plus, ce qui est relativement peu par rapport à son poids dans la population active du pays.

ÉPINEUX DOSSIERS

Quoi qu’il en soit, à seulement trois mois des prochaines élections fédérales, Justin Trudeau peut au moins compter sur une économie en bonne santé et un solide marché de l’emploi pour essayer de convaincre les Canadiens de reporter son gouvernement au pouvoir.

Il en a bien besoin en vue de redorer son blason à la suite de ses maladresses notamment dans les dossiers de Netflix (qui ne fait pas payer la TPS à ses clients) et de SNC-Lavalin (qui a bénéficié de l’aide du bureau de M. Trudeau pour éviter un procès criminel, mais sans succès).

Que dire aussi du controversé dossier du pipeline Trans Mountain que son gouvernement a acheté au gros prix de 4,5 milliards de dollars ?

Pas très écolo pour un gouvernement qui se vante d’avoir à cœur la protection de l’environnement !