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Il réclame 240 000 $ au Canadien de Montréal

L’expert en patinoire évoque un « congédiement déguisé »

L’ancien expert en patinoire du Canadien de Montréal, Francois Martindale.
Photo d’archives L’ancien expert en patinoire du Canadien de Montréal, Francois Martindale.

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L’ancien responsable de la patinoire du Canadien de Montréal dénonce son « congédiement déguisé » et réclame plus de 240 000 $ dans une poursuite contre le club de hockey.

« Il est clair que l’enquête ayant été menée par [le Canadien] n’est qu’un subterfuge afin de pousser le demandeur à quitter son poste, et que, de ce fait, le départ du demandeur n’était pas volontaire », soutient Francois Martindale dans une poursuite déposée récemment au palais de justice de Montréal.

L’homme de 58 ans travaillait pour le CH depuis 1994 et se décrit comme une « sommité » ayant développé une expertise en matière de patinoire dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il a aussi notamment été responsable de fabriquer la glace lors d’événements extérieurs de type « Classique hivernale ».

Or, sa carrière aurait pris une sombre tournure en janvier dernier, alors qu’on l’aurait informé qu’il faisait l’objet d’une enquête interne du CH après des plaintes d’employés, prétend-il.

Propos de nature sexuelle

« Il aurait, un mois plus tôt, tenu des propos de nature sexuelle concernant l’enfant d’un de ses employés, ce que le demandeur nie vigoureusement », peut-on lire dans le document. Le Tricolore lui aurait aussi reproché d’autres événements survenus dans le passé.

Par la suite, son supérieur aurait informé M. Martindale qu’il « serait peut-être opportun de convenir d’une fin d’emploi à l’amiable ». Une offre de règlement lui aurait été soumise le lendemain, tout en lui demandant de remettre sa carte et ses clés d’accès au Centre Bell, allègue-t-il.

Offre de départ déclinée

Il aurait toutefois informé son employeur qu’il préférait décliner l’offre de départ, faisant valoir qu’avant l’enquête interne, il avait un « dossier disciplinaire impeccable », stipule le document judiciaire.

« Le congédiement déguisé effectué par [le CH] a humilié et porté atteinte à la dignité du demandeur, lequel ne méritait manifestement pas de subir un tel traitement après 25 ans de bons et loyaux services », lit-on.

Le spécialiste de la surface glacée demande 166 823 $ en indemnités, soit l’équivalent d’un préavis de 24 mois. Il réclame aussi 75 000 $ en dommages. Contacté hier par Le Journal, il a préféré ne pas commenter l’affaire.

Son avocat, Me Benoît Galipeau, a souligné que « ce n’était pas de gaieté de cœur » que son client devait se tourner vers les tribunaux.

« Nous avons comme politique de ne jamais commenter publiquement les dossiers de nos employés », a indiqué le Canadien de Montréal.