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Camp d'entraînement des Bears: Mathieu Betts prêt pour le véritable test

Mathieu Betts doit se tailler une place avec les Bears à son premier camp d’entraînement

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Photo d'archives, Agence QMI Mathieu Betts a connu un départ prometteur à ses premiers entraînements printaniers avec les Bears, et la commande s’annonce ardue dans le but d’impressionner l’équipe lors des semaines à venir.

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Mathieu Betts a fait bonne impression lors des différents entraînements printaniers à ses premiers pas avec les Bears de Chicago, mais voilà que pour le secondeur extérieur recrue, l’heure du véritable test sonnera dans une semaine. Avec le camp d’entraînement de l’équipe qui se met en branle, ce n’est rien de moins que son avenir qui se jouera sur le terrain. 

Parmi les quelque 90 joueurs qui se préparent à s’amener à l’université Olivet Nazarene, à Bourbonnais, il y a des vétérans pour qui l’exercice s’avère un passage obligé vers la saison. Mais il y a aussi de nombreux jeunes joueurs affamés qui ont tout à prouver et dont l’unique objectif est de se tailler un poste avec l’équipe.  

Betts, embauché comme joueur autonome tout juste après le dernier repêchage, est du lot.  

«Certains appellent ça un moment stressant. Moi, je dis plutôt que c’est excitant. J’essaie de rester calme en me disant que ce n’est pas une mauvaise job du tout en sortant de l’université!», a lancé le produit du Rouge et Or de l’Université Laval, lors d’un entretien avant le départ vers la ville des vents.

«Je me bats maintenant pour que ça devienne mon métier, mais j’ai toujours aimé ces situations, lorsque le football est la seule chose à laquelle je dois penser. J’ai évidemment l’intention de travailler au camp, mais en ayant du fun», a-t-il spécifié.  

De bons commentaires  

À l’issue des entraînements printaniers, Betts a reçu avec plaisir les fleurs lancées par sa nouvelle équipe à son endroit.  

Parmi les louanges les plus significatives, le coordonnateur défensif Chuck Pagano a cité le Québécois quand des journalistes affectés à la couverture quotidienne de l’équipe lui ont demandé quels joueurs autonomes recrues l’ont le plus impressionné.

«C’est flatteur venant d’un gars avec autant d’expérience, mais quand on enfile les épaulettes pour le gros camp, c’est différent», a réagi Betts avec prudence.  

«Une saison chez les professionnels, c’est long. C’est un bon morceau qu’on attaque avec six semaines de camp d’entraînement. Je suis préparé à vivre une période difficile mentalement et physiquement. C’est parfait comme ça.»  

L’art de se démarquer  

À la position de secondeur extérieur chez les Bears, les deux partants, Khalil Mack et Leonard Floyd, sont solidement ancrés. Vient ensuite le vétéran Aaron Lynch.  

C’est avec les autres qui sont en lice que Betts devra vraisemblablement se battre pour un poste. Isaiah Irving compte deux saisons d’expérience à Chicago, tandis que Kylie Fitts est un choix de sixième tour l’an dernier, et Josh Woods a passé la dernière saison dans l’équipe de réserve.  

«Si je me fie seulement aux statistiques concernant les joueurs autonomes recrues, les probabilités jouent contre moi, mais ça ne se limite pas à ça. Là où j’en suis dans mon cheminement, j’ai bon espoir de faire ma place et de contribuer. Parce qu’à ce niveau, pour percer l’alignement de 53 joueurs, tu dois amener des qualités exceptionnelles dont l’équipe ne peut se passer. Je dois trouver la façon de me démarquer», a analysé Betts.  

Le camp des Bears avec les vétérans se met en branle le 26 juillet, mais Betts doit se rapporter à Bourbonnais avec le reste des recrues dès lundi. L’équipe jouera son premier match présaison le 8 août contre les Panthers. 

Les Bears soulignent leurs 100 ans  

C’est à peine le début de l’an 1 pour Mathieu Betts avec les Bears, mais l’équipe, pour sa part, se trouve loin de ses premiers balbutiements, elle qui célèbre cette saison ses 100 ans bien sonnés.  

Betts a eu l’occasion de vivre de l’intérieur ce centenaire prestigieux, en juin. Dans le cadre de festivités à Chicago, de nombreuses légendes de l’organisation ont été réunies.  

Entre les Dick Butkus, Mike Ditka, Jim McMahon et Mike Singletary, pour ne nommer que quelques-unes des figures mythiques de l’organisation, le Montréalais a vite senti qu’il n’était pas atterri n’importe où pour ses débuts dans la NFL.  

«Je me sens privilégié de faire partie d’une organisation avec autant de richesse et d’histoire», a-t-il constaté.  

«Ça s’annonce comme une saison très particulière. Le fait de le vivre de l’interne, ça me fait un peu penser à 2009, quand le Canadien a célébré ses 100 ans à Montréal. C’est vraiment spécial», a-t-il ajouté.  

Toute la saison durant, les différentes époques de l’organisation seront célébrées, notamment celle des glorieux Bears de 1985. L’unique cuvée championne du Super Bowl (les Bears ont remporté huit championnats au préalable) sera en ville pour le match d’ouverture de la saison, le 5 septembre, face aux Packers.  

Les pieds sur terre  

À travers tout ce décorum, Betts demeure toutefois les pieds bien sur terre.  

«C’est tripant au début de voir tout ce monde et de mettre le casque, je ne le cacherai pas. Pour l’instant, je flotte encore un peu et des fois je me pince pour être certain que tout ça est bien vrai. C’est correct de vivre le trip jusqu’à un certain point, mais après, je dois toujours me rappeler que je ne suis pas rendu là par hasard et que je ne peux pas me laisser impressionner», a-t-il indiqué.