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Vernon Adams fils: un an plus tard

Vernon Adams fils
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD Vernon Adams fils

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MONTRÉAL | Il y a près d’un an, soit le 26 juillet 2018, plusieurs partisans rassemblés au Stade Percival-Molson pour un match face aux Eskimos d’Edmonton scandaient: «We want Johnny».

Humilié au terme d’une défaite de 44 à 23, le quart-arrière Vernon Adams fils ne s’était pas gêné pour critiquer les amateurs montréalais, qualifiant leur comportement d’irrespectueux. Il n’en avait plus rien à cirer des partisans des Alouettes, qui réclamaient qu’on le remplace par le nouveau venu Johnny Manziel.

«J’ai définitivement grandi, c’était immature de ma part de sortir publiquement et de dire des choses comme celles-là, a reconnu Adams fils, lorsqu'il fut invité à revenir sur ces événements. Ça m’avait blessé à ce moment, mais c’est la vie et tu dois regarder devant. Depuis, j’espère que les partisans m’ont pardonné et l’important maintenant, c’est d’aller chercher des victoires. Je continue de grandir comme quart-arrière et comme homme.»

Maintenant âgé de 26 ans, Adams fils vient d’aider les Alouettes à remporter deux matchs consécutifs et il tentera de prolonger cette séquence à trois, samedi à Montréal, contre ces mêmes Eskimos.

«Il y a eu du progrès, mais ce n’est pas juste moi, a commenté Adams fils à propos de son rendement depuis le début de la saison. Les gars m’ont bien appuyé. Mes coéquipiers croient en moi. La ligne offensive est également meilleure, de semaine en semaine. Il n’y a eu qu’un sac lors du dernier match et c’était de ma faute, j’aurais pu éviter ce plaqué. La défensive joue également de façon incroyable présentement.»

Une question de confiance

Élu parmi les joueurs par excellence de la dernière semaine dans la Ligue canadienne de football (LCF), Adams fils joue avec confiance. Il donne à nouveau le crédit à ses coéquipiers qui ne cessent de l’encourager même si, selon lui, il a parfois de la difficulté à trouver son rythme durant les entraînements.

«Les gars continuent de croire en moi, a-t-il indiqué. Je n’ai jamais été le meilleur joueur durant les entraînements. Je travaille fort là-dessus, mais les gens viennent me voir et me disent qu’ils sont derrière moi et de ne pas m’inquiéter.»

L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, reconnaît là une problématique qui touche différents quarts-arrière. Ceux-ci préfèrent naturellement l’action qui caractérise un match de football que celle d’une séance d’entraînement.

«Je ne crois pas qu’il soit si mauvais [à l’entraînement], mais je disais la même chose à l’époque où je jouais, a dit Jones, qui a connu une longue carrière dans la LCF au poste de pivot. C’est simplement différent que durant une partie, où ça fonctionne à pleine vitesse. Parfois, les quarts éprouvent des difficultés à l’entraînement en raison de cette vitesse d’exécution qui est différente. Tu dois apprendre à pratiquer et Vernon s’améliore beaucoup de ce côté-là. Tu dois bien montrer, à quelque part, aux entraîneurs qu’ils doivent avoir confiance en toi et c’est toujours préférable de le faire à l’entraînement.»

De la façon dont il a joué au cours des dernières semaines, Jones a pleinement confiance en Adams fils ces jours-ci. Et chez les partisans, plus personne ne pense à Johnny Manziel.