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Banque Laurentienne: la fin du service transactionnel dès lundi dénoncé

Banque Laurentienne: la fin du service transactionnel dès lundi dénoncé
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MONTRÉAL | Les fermetures de succursales et la fin dès lundi du service transactionnel à la Banque Laurentienne vont affecter la clientèle de l’institution financière, «dénonce avec vigueur» le comité d'action sociale et politique (CASP) du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – Québec (SEPB-Québec). 

Le SEPB-Québec a rappelé vendredi, par communiqué, que la Banque Laurentienne s’est engagée dans un plan de restructuration en vertu duquel elle a annoncé en février dernier l’élimination de 350 emplois, soit environ 10 % de ses effectifs, dans son secteur du service aux particuliers au Québec. 

«[...] Nous réitérons notre intention de faire passer toutes les succursales restantes au modèle offrant uniquement des conseils d’ici la fin de l’année, avait indiqué la Banque Laurentienne. En outre, nous sommes en voie de rationaliser certaines fonctions administratives, liées principalement au soutien aux Services aux particuliers.» 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Diane Pilote, première vice-présidente aux services aux particuliers au Québec pour la Banque Laurentienne, à QUB Radio:

Selon le comité d’action et politique, cette décision de la Banque Laurentienne, dont le siège social est basé à Montréal, «brimera une grande majorité de ses clients». 

«La direction de la Banque Laurentienne explique que ces clients n'auront qu'à utiliser les guichets automatiques ou encore les services en ligne, mais gardons à l'esprit que les services en ligne de la [Banque] sont dignes des sites bancaires des années 1990 et que les guichets sont de plus en plus rares», a indiqué Marc Glogowski, responsable politique du Comité d'action sociale et politique du SEPB-Québec. 

«Nous savons que plusieurs clients, qu'ils soient des personnes âgées ou des plus jeunes, n'aiment pas aller aux guichets et ils détestent encore plus les services en ligne. Ces personnes sont laissées pour compte», a ajouté M. Glogowski. 

«Les petits épargnants ou les clients réguliers sont abandonnés partout au Québec. Il n'y a plus de service au comptoir pour eux. Ainsi, déposer un chèque à la Banque Laurentienne et toucher la somme immédiatement deviendra un défi quasi irréalisable alors que déposer des rouleaux de monnaies sera impossible. Il ne faut pas oublier que pour parvenir à cette restructuration, la [Banque] a mis à pied des centaines d'employées au bénéfice de la sous-traitance, au détriment de la clientèle », a conclu Marc Glogowski. 

Même si le siège social de la Banque Laurentienne est situé dans la métropole québécoise, où l’institution financière a été fondée en 1846, le «Journal de Montréal» rapportait le 15 juin dernier que son PDG François Desjardins la dirige depuis Toronto, son lieu de résidence depuis sa nomination en 2015.