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Palais de justice de Maniwaki: aucune accusation contre le constable spécial qui a tiré sur Steven Bertrand St-Amour

Steven Bertrand St-Amour avait 18 ans depuis à peine quelques mois lors de la bagarre au palais de justice de Maniwaki en janvier 2018.
Photo d'archives Steven Bertrand St-Amour avait 18 ans depuis à peine quelques mois lors de la bagarre au palais de justice de Maniwaki en janvier 2018.

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Aucune accusation criminelle ne sera portée contre le constable spécial qui avait tiré une balle entre les deux yeux du jeune homme avec qui il s’était battu en plein palais de justice, en janvier 2018, à Maniwaki, en Outaouais.

Cette décision a été prise par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à la suite de l’analyse du rapport d’enquête produit par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui s’était penché sur cette affaire, survenue le 31 janvier 2018.

Les événements, qui avaient secoué la communauté judiciaire, avaient eu lieu dans un petit local du palais de justice servant de lieu de détention.

Steven Bertrand St-Amour n’avait pas digéré le refus des agents de sécurité de le laisser aller griller une cigarette à l’extérieur. Ces derniers avaient alors avisé un constable spécial, qui était intervenu physiquement auprès du jeune homme âgé de 18 ans à l’époque.

Une violente bagarre avait alors éclaté. Après avoir vainement tenté d’asperger Steven Bertrand St-Amour de poivre de Cayenne, le constable spécial avait dégainé son bâton télescopique, mais avait aussitôt été désarmé par le jeune homme.

Steven Bertrand St-Amour avait asséné de nombreux coups de bâton au constable, dont un particulièrement violent à la tête de son rival.

Signant abondamment et craignant de s’évanouir, le constable spécial avait dégainé son arme à feu et tiré une balle, atteignant Bertrand St-Amour directement entre les deux yeux.

«L'analyse de la preuve ne révèle pas la commission d'une infraction criminelle par le constable spécial», tranche le DPCP dans sa décision rendue publique vendredi.

Steven Bertrand St-Amour a miraculeusement survécu à ses graves blessures, mais a conservé des séquelles. Il a été libéré de prison il y a un peu moins d’un mois, après avoir purgé l’équivalent d’une année derrière les barreaux.

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