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Robots du futur: ils deviendront votre patron ou feront perdre des emplois

Robots du futur: ils deviendront votre patron ou feront perdre des emplois

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Les robots vont accaparer plus du dixième des emplois manufacturiers dans le monde, surtout ceux à bas salaires.  

Et s’ils ne s’emparent pas de votre travail, un de ces robots pourrait même devenir votre patron.   

Dans son ensemble, l’automatisation des tâches fera croître l’économie, mais, du même souffle, celle des inégalités alors que les pertes d’emploi se concentreront dans certains pays et industries.   

«Près de 20 millions de postes pourraient disparaître dans le secteur manufacturier d’ici 2030 si la robotisation ne restructure pas le marché».   

Ce constat émane d’Oxford Economics (OE), une firme multinationale basée à Oxford en Angleterre spécialisée dans les prévisions économiques et l’analyse quantitative.   

La firme britannique prévoit que les pertes d’emploi se produiront surtout dans les zones rurales, comme l’Oregon aux États-Unis ou la région de Cumbria au Royaume-Uni.   

De leur côté, les centres métropolitains continueront de prospérer. Un clivage économique qui risque d’avoir des impacts négatifs si des mesures politiques ne sont pas prises par les dirigeants pour amortir l’impact de la robotisation en région.   

Vers une seconde migration des emplois  

Le rapport d’OE souligne en outre que la robotisation provoquera une nouvelle vague de déplacement des emplois.   

En effet, si les deux dernières décennies ont vu la moitié des emplois aux États-Unis être déplacés par l’automatisation vers trois grandes catégories d’emploi – le transport, la construction et la maintenance et le travail administratif et de bureau –, ces trois catégories deviendront à leur tour vulnérables à la robotisation au cours de la prochaine décennie.   

Un robot plus efficace qu’un patron ou un superviseur  

Si les robots remplacent les humains et les machines désuètes en bas de l’échelle, avec l’intelligence artificielle (IA), les systèmes intelligents prendront des décisions à la place des superviseurs et autres directeurs d’employés.   

Et ceux-ci gérés par IA seront particulièrement efficaces dans la microgestion des employés.   

Par exemple, comme le souligne le New York Times en juin dernier, des employés de centres d’appel sont constamment surveillés et analysés par les algorithmes de Cogito, une société de Boston spécialisée en technologies de centres d’appel.   

Pendant chaque appel, dans le coin inférieur droit de leur écran d’ordinateur, une petite fenêtre leur indique s’ils parlent trop vite, expriment peu d’empathie envers le client ou manquent de vitalité. 

Pour chaque cas, une icône de compteur de vitesse, de cœur ou de tasse de café apparaît en temps réel pendant leur conversation.   

Le but de cette analyse, dit l’article, est évidemment «de rendre les employés plus efficaces en temps réel, d’optimiser l’humain».   

Amazon, IBM et d’autres entreprises ont intégré des systèmes de suivi de production qui analysent et tracent leurs employés. 

Pour le géant Amazon qui emploie plus de 500 000 personnes, ce suivi informatisé est incontournable, mais la société a par ailleurs été accusée d’avoir congédié des employés sur la base de ce suivi, sans vérification ou confirmation par un directeur de personnel en chair et en os– ce qu’elle dément.   

Les défenseurs des technologies de gestion d’employés diront que ces mesures de rendement ont toujours existé, et ce depuis le début du 20e siècle, et ils ont raison.   

Mais, du point de vue des employés, le fait d’être constamment surveillée et analysée par une froide boîte de métal d’algorithmes n’est pas une idée que les gens souhaitent pour construire le monde.