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Ventes de propriétés au second trimestre: un record de 2005 battu

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MONTRÉAL | Avec plus de 29 200 ventes de propriétés enregistrées dans la province d’avril à juin, le Québec a établi une nouvelle marque et battu un record datant de 2005.

Par rapport au deuxième trimestre de l’an dernier, il s’agit d’une croissance de 8 % du nombre de transactions, et un 20e trimestre consécutif de croissance, a-t-on appris vendredi.

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui s’appuie sur les données de la base de données Centris, toutes les catégories de propriétés ont affiché une augmentation des ventes.

La copropriété et les plex de deux à cinq logements ont mené le bal avec des hausses respectives de 14 % (7253 transactions) et de 13 % (2400 transactions). Les maisons unifamiliales, avec 19 410 transactions, ont bondi de 6 %.

«Les ventes culminent à un niveau jamais connu depuis 14 ans dans un contexte où, par ailleurs, les inscriptions en vigueur enregistrent leur 14e trimestre consécutif de baisse à une cadence moyenne retranchant 10 % d’inventaire par trimestre, à l’échelle de la province», a résumé Charles Brant, directeur du Service d’analyse du marché de l’APCIQ, par communiqué.

«Le plus remarquable est que cette situation commence à se généraliser à de nombreuses RMR et agglomérations du Québec», a-t-il ajouté.

Au deuxième trimestre, les ventes de propriétés ont cru dans toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) de la Belle Province, soit Trois-Rivières (+19 %), Saguenay (+17 %), Québec (+15 %), Gatineau (+10 %), Montréal (+8 %) et Sherbrooke (+4 %).

Mais c’est dans les centres urbains moins populeux que les courtiers immobiliers ont été les plus occupés, avec des ventes en forte croissance, comme ce fut le cas à Sept-Îles (+36 %), Saint-Sauveur (+20 %), Val-d’Or (+19 %) et Rivière-du-Loup (+18 %).

Augmentation «soutenue» des prix

Cette effervescence dans le marché immobilier provincial, couplé à la diminution de 11 % du nombre d’inscriptions en vigueur (59 343), a contribué à faire grimper les prix dans les différentes catégories de propriétés.

Ainsi, le prix médian des maisons unifamiliales s’est fixé à 265 000 $ au 2e trimestre, une augmentation de 4 % sur un an qualifiée de «relativement soutenue selon les données historiques».

Les prix ont particulièrement progressé à Thetford Mines (+15 %), Rivière-du-Loup (+12 %), Rouyn-Noranda (+11 %), Saint-Hyacinthe (+8 %), Saint-Sauveur (+7 %) et la RMR de Trois-Rivières (+14 %).

Dans une moindre mesure, le prix médian des copropriétés a grimpé de 2 %, «la moitié d’entre elles ayant été vendues à plus de 240 000 $», selon les données de Centris.

Soulignons que les ventes au deuxième trimestre ont été vendues en moyenne en 96 jours, soit neuf de moins que durant la période correspondante de 2018. Pour les copropriétés, 15 jours ont été retranchés, pour une moyenne de 94 jours avant une transaction.

«Il s’agit du 12e trimestre consécutif de réduction du délai de vente moyen pour les copropriétés et du dixième trimestre pour les propriétés unifamiliales», a indiqué l’APCIQ.