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La police de Hong Kong découvre un laboratoire clandestin d’explosifs

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Hong Kong | La police de Hong Kong a annoncé samedi avoir découvert un laboratoire clandestin de fabrication d’explosif TATP et mis la main sur des tracts pro-indépendance, alors que l’ex-colonie britannique connaît un mouvement de contestation massif.

La police a indiqué avoir arrêté un homme de 27 ans, lors d’un raid vendredi soir dans un bâtiment industriel du district de Tsuen Wan. 

«Nous avons affaire à un laboratoire artisanal pour la fabrication d’explosifs puissants, spécifiquement du TATP», a déclaré à la presse un responsable policier, Alick McWhirter, spécialiste en déminage. 

«C’est un explosif extrêmement instable et puissant, qui peut causer des dégâts exceptionnels», a-t-il ajouté. 

Le TATP (tripéroxyde de triacétone) est un explosif artisanal, qui a été notamment utilisé dans les attentats jihadistes à Paris le 13 novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016, ainsi que dans les attentats de Pâques, le 21 avril 2019, au Sri Lanka.  

L’équipe de démineurs a procédé à une explosion contrôlée et en prévoyait plusieurs autres. 

La police a indiqué avoir saisi lors de son raid un t-shirt avec le logo du «Front national de Hong Kong», un groupuscule pro-indépendance, de même que des tracts relatifs aux manifestations antigouvernementales qui agitent le territoire semi-autonome. 

Le Front national de Hong Kong a indiqué sur Facebook que l’homme arrêté était un de ses membres, mais ajouté n’avoir aucune information sur la présence d’explosifs. 

En novembre 2017, deux membres d’un petit groupe indépendantiste avaient été déclarés coupables de fabrication d’explosifs et emprisonnés. 

Hong Kong est secoué depuis plusieurs semaines par une gigantesque vague de contestation, partie du rejet d’un projet de loi désormais suspendu visant à autoriser les extraditions vers la Chine. 

La contestation s’est élargie à des exigences plus vastes concernant la préservation des acquis démocratiques et des libertés – en particulier d’expression et l’indépendance de la justice – dont ce territoire jouit, théoriquement jusqu’en 2047, aux termes de l’accord de rétrocession. 

Un petit nombre de groupes pro-indépendance ont émergé, mais restent marginaux, sans réel soutien populaire.