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Haïti en folie: Les festivités sont lancées!

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Danse, humour et musique ont été mis à contribution, lundi soir, pour le grand spectacle d’ouverture de la 13e édition du festival Haïti en folie, qui s’est associé à Juste pour rire, le temps d’une soirée. Malgré un net rafraîchissement de la température, une foule imposante s’était tout de même rassemblée sur la place des festivals.

Après un numéro de danse sur le thème du rassemblement mélangeant des mouvements traditionnels et contemporains, l’humoriste Erich Preach a commencé par plaisanter sur les noms typiquement québécois des membres de sa famille alors qu’ils sont tous haïtiens, avant de mettre en relief les clichés que les Québécois véhiculent sur les Haïtiens, alors que les deux sociétés ont plus de points communs qu’on imagine.

Haïti en folie commémore d’ailleurs, cette année, le 215e anniversaire de l'indépendance de la République d'Haïti, et célèbre plus de 60 ans de la présence de la communauté haïtienne au Québec.

L’humoriste Gharianna Jean-Louis a pris la scène d’assaut pour un numéro un peu décousu durant lequel elle a raconté une partie de son histoire familiale, tout en se demandant pourquoi ses parents avaient choisi le Québec pour venir s’installer, alors que l’hiver est froid et long. «Ici, en hiver, tout est gris. Les blancs sont gris, les Chinois sont gris, les Arabes sont gris... et les noirs sont blancs.»

Véritable star de la musique haïtienne, surnommée la reine de la chanson créole, Émeline Michel est arrivé sous un tonnerre d’applaudissements. Elle a interprété plusieurs succès de son cru, dont «La terre de mon pays» ou encore «Akiko», qui a beaucoup fait bouger la foule. Elle a également fait un magnifique duo avec James Germain.

Ce dernier a ensuite occupé la scène avec plusieurs de ses succès, splendidement interprétés de sa voix chaude et puissante.

En signe d’ouverture vers les autres communautés, le spectacle d’ouverture avait aussi mis à l’affiche Eddy King, un Franco-Congolais dont la conjointe est haïtienne, ainsi que Mehdi Bousaidan, qui est d’origine algérienne.

En fin de soirée, c’est d’ailleurs Mehdi Bousaidan qui devait monter sur scène pour parler de la différence entre l’Afrique et Haïti, un numéro que Fabienne Colas, la fondatrice du festival, voulait absolument présenter au public.

Le festival Haïti en folie se poursuit jusqu’au dimanche 28 juillet dans différents lieux de Montréal. Toute la programmation est disponible sur montreal.haitienfolie.com