/news/currentevents
Navigation

Isabelle Gaston réagit au décès de l’agent Bigras dans un touchant message

Isabelle Gaston réagit au décès de l’agent Bigras dans un touchant message
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

L'ex-femme de Guy Turcotte, Isabelle Gaston, a elle aussi réagi lundi au suicide du policier Patrick Bigras, le premier agent à s'être rendu sur les lieux du double infanticides, le 21 février 2009. 

• À lire aussi: Le décès de l’agent Bigras «est une terrible tragédie», réagit Geneviève Guilbault  

C’est dans un message sur sa page Facebook que cette dernière a tenu à rendre hommage au policier, qui avait 45 ans avant de s’enlever la vie vendredi dernier.    

  

 

«J’ai de la peine, mon cœur palpite et à nouveau je suis sous le choc. J’ai tellement côtoyé les policiers qu’ils sont devenus symbole de protection et d’apaisement dans les durs moments, où j’ai subi les procédures judiciaires, qui ont duré des années», y raconte Isabelle Gaston.  

Celle-ci prend ensuite une bonne partie de son message pour parler du stress post-traumatique et des impacts qu’il peut avoir sur la vie d’un individu, décrivant du même souffle l’agent Bigras comme une «victime collatérale» des gestes «insensés» de Guy Turcotte.  

  • Pierre Veilleux, président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec, était à l’émission Le 6 à 9 de Caroline et Maka

«Il a été le premier à voir l’horreur sans avoir été préparé pour "ça" [...] Il souffrait, lui aussi, de ce mal qui te ronge ta quiétude d’esprit, et cela à jamais», écrit Isabelle Gaston.  

«Le stress post-traumatique c’est une maladie à vie. Tu vas bien puis mal par cycles et parfois par moments où tu t’y attends le moins (sic). Tu dois donc être hyper vigilant et renoncer à certains défis professionnels et personnels, et à l’heure où tout le monde en arrache c’est difficile de mettre ses limites et de t’avouer que tu es "vulnérable"», ajoute-t-elle ensuite.  

Elle conclut le tout en affirmant avoir ses pensées tournées vers la famille de l’agent Bigras, qui éprouvera de la peine, de la rage et de l’incompréhension  

«Comme j’aurais aimé le serrer dans mes bras pour lui dire "ça va aller" mais il est trop tard, affirme Isabelle Gaston. À toi Patrick, j’aurais tellement souhaité que tu prennes une autre décision, mais je te redis merci, repose maintenant en paix.» 

 

SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE:       

Ligne québécoise de prévention du suicide  

www.aqps.info 

1 866 APPELLE (277-3553)       

Jeunesse, J’écoute  

www.jeunessejecoute.ca 

1 800 668-6868        

Tel-Jeunes  

www.teljeunes.com 

1 800 263-2266