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Petits secrets, grandes actrices

La 2e saison de Big Little Lies se conclut en point d’exclamation

Nicole Kidman s’est illustrée dans une scène de tribunal à haute tension.
Photo courtoisie, HBO Nicole Kidman s’est illustrée dans une scène de tribunal à haute tension.

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Malgré les attentes ridiculement élevées et l’apparence d’une controverse de coulisses impliquant Jean-Marc Vallée, la deuxième saison de Big Little Lies a tenu ses promesses... Tout comme l’affrontement final entre Nicole Kidman et Meryl Streep au dernier épisode.

Présentée en début d’heure, cette rencontre au sommet entre deux actrices d’exception n’a pas déçu. On s’est délecté de chaque réplique, chaque regard et chaque silence qui composaient cette séquence à haute tension, durant laquelle Celeste (Kidman) renouait avec son passé d’avocate pour contre-interroger sa belle-mère (Streep), qui souhaitait obtenir la garde des jumeaux.

Explosive en dépit du jeu tout en retenue du tandem, cette scène s’est avérée épique. Observer ces deux actrices oscarisées se renvoyer la balle avec autant de virtuosité viendra assurément bonifier notre palmarès des meilleurs moments télé de 2019.

Avait-on vraiment besoin d’une suite à Big Little Lies (Petits secrets, grands mensonges) ? Même après avoir savouré la conclusion présentée dimanche à HBO et hier en français à Super Écran, on peine à trouver la réponse. Une chose est sûre, ces sept nouveaux épisodes ont satisfait nos attentes.

Meryl Streep a joué les antagonistes de haut niveau.
Photo courtoisie, HBO
Meryl Streep a joué les antagonistes de haut niveau.

Actrices en forme

Après une première saison de haute voltige, le crash qu’on redoutait tant n’est jamais survenu, en grande partie grâce au brio des actrices, qui élevaient chaque page de dialogues. Quel bonheur de voir Laura Dern mordre avec autant d’avidité dans chacune des répliques de Renata ! Les auteurs David E. Kelley et Liane Moriarty savaient qu’ils réjouiraient des millions de téléspectateurs en écrivant plusieurs scènes de « pétage de coche » au personnage de femme d’affaires ruinée. Est-ce qu’elles étaient toutes vitales et réalistes ? Peut-être pas. Mais ce n’était pas une raison pour bouder son plaisir pour autant.

Comique et touchante en Medeline, Reese Witherspoon a également tiré son épingle du jeu durant cette deuxième saison, tout comme Zoe Kravitz, qui avait beaucoup plus de temps de glace qu’en 2017, histoire de dévoiler le passé trouble de Bonnie. Quant à Shailene Woodley, elle méritait mieux qu’une liaison sentimentale plutôt fade pour montrer comment Jane guérit difficilement du viol qu’elle a subi.

Shailene Woodley et Zoe Kravitz.
Photo courtoisie, HBO
Shailene Woodley et Zoe Kravitz.

Mieux comprendre

Moins en finesse, mais tout aussi efficace, Big Little Lies 2 nous a permis de mieux comprendre le comportement de certains personnages, y compris Perry (Aleksander Skarsgard), le défunt et violent mari de Celeste. Avec une mère aussi passive agressive, qui l’a blâmé pour la mort de son frère, on s’explique mieux toute la rage qui l’habitait.

Quant aux rumeurs selon lesquelles, une fois le tournage terminé, la réalisatrice Andrea Arnold ait été « tassée » pour remettre les clés du projet à Jean-Marc Vallée en salle de montage, elles n’ont pas miné notre enthousiasme. Reste à savoir si elles auront laissé des traces quand arrivera la saison des galas l’an prochain...