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Un bon Samaritain retrouvé sans vie dans son domicile

Ses voisins inquiets de ne pas avoir de ses nouvelles ont contacté la police

Le corps de Jean Bonard a été retrouvé dans sa résidence de la rue Maisonneuve à Drummondville lundi matin. 
Le corps de Jean Bonard a été retrouvé dans sa résidence de la rue Maisonneuve à Drummondville lundi matin. 

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DRUMMONDVILLE | Le corps d’un septuagénaire dévoué a été retrouvé grâce à l’inquiétude de ses voisines habituées à le voir chaque jour leur proposer son aide.

« C’est un drame. On est tous en état de choc », a confié une voisine, qui a préféré garder l’anonymat.

Cette dernière ainsi que d’autres membres du voisinage s’inquiétaient, lundi matin, d’être sans nouvelles depuis quelques jours de Jean Bonard, un septuagénaire de la rue Maisonneuve, à Drummondville, qui leur proposait régulièrement de leur rendre service ou de réaliser diverses tâches manuelles.

Appel au 911

L’une d’entre elles serait allée cogner à son domicile, où la fille de M. Bonard aurait répondu à la porte, selon nos sources.

La femme, qui « voulait parler à Jean », aurait fait le tour de la maison à la recherche de son ami, en vain. Elle a donc appelé le 911, inquiète.

Sur les lieux, les policiers de la Sûreté du Québec ont découvert le corps inanimé de l’homme. Le décès a été constaté à l’hôpital Sainte-Croix.

Suspecte arrêtée

Les policiers ont procédé sur place à l’arrestation d’une femme dans la trentaine.

La SQ n’a pas voulu confirmer s’il existait un lien familial entre la victime et la femme arrêtée.

Plusieurs voisines croient qu’il pourrait s’agir de la fille de la victime.

Selon le porte-parole, Claude Denis, la suspecte est toujours détenue et aucune accusation n’a encore été portée contre elle.

Selon plusieurs personnes avec qui Le Journal s’est entretenu, Mme Bonard, qui vivrait actuellement à Trois-Rivières, était chez son père depuis au moins une semaine.

Une amie de la victime, Yvonne Morin, a confié au Journal avoir appelé dimanche soir chez M. Bonard pour lui parler, mais a raccroché lorsqu’une femme a répondu.

Lundi après-midi, Mme Morin s’est rendue directement chez lui pour avoir de ses nouvelles. C’est alors qu’elle a constaté, sur les lieux, le périmètre de sécurité érigé autour de la maison, devenue une scène de crime.

Amie attristée

Mme Morin était inconsolable quand Le Journal s’est entretenu avec elle.

« J’ai bien de la peine. Je ne peux pas croire ce qui est arrivé », a confié la septuagénaire qui connaissait la victime depuis une vingtaine d’années.

Sa fille, Katy St-Jean, aurait vu pour la dernière fois M. Bonard et sa fille qui dégustaient une crème glacée, jeudi, aux Promenades Drummondville.

L’enquête a été transmise à la division des crimes contre la personne de la SQ.