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[VIDÉOS] Une sortie à la plage qui aurait pu virer au drame

Deux autobus scolaires ont pris feu à Saint-Eustache après la collision de l’un d’eux avec une automobile

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SAINT-EUSTACHE | Une sortie à la plage d’Oka aurait pu virer au cauchemar pour des enfants quand leurs autobus propulsés au propane ont pris feu après un tamponnage.

« Le premier coup n’était pas tellement fort, mais le deuxième coup, c’était plus fort. J’ai eu peur ! Vraiment peur », raconte la jeune Sofia Eergara rencontrée mardi à l’hôpital de Saint-Eustache où elle avait été envoyée par mesure préventive suite à l’accident.

La fillette ainsi que 68 autres enfants se trouvaient à bord d’un des deux autobus scolaires impliqués dans une collision avec une voiture vers 9 h 50 mardi matin sur l’autoroute 640, peu avant la sortie du boulevard Arthur Sauvé, à Saint-Eustache.

Sofia Eergara, 9 ans, a été envoyée à l’hôpital de Saint-Eustache par mesure préventive.
Photo Stéphane Sinclair
Sofia Eergara, 9 ans, a été envoyée à l’hôpital de Saint-Eustache par mesure préventive.

Selon la Sûreté du Québec, la distraction du conducteur du premier autobus pourrait être en cause. Alors que les autobus circulaient vers l’ouest, le trafic a considérablement ralenti et le conducteur n’aurait pas freiné à temps et aurait tamponné une voiture. Le second autobus a par la suite frappé plus violemment l’arrière du premier.

Les jeunes seraient immédiatement sortis des deux autobus sur le bord de l’autoroute et c’est alors que le dernier véhicule scolaire se serait enflammé, selon des témoins de la scène interrogés par Le Journal.

Plus de peur que de mal

Les parents de la petite de 9 ans ont eu toute une frousse quand ils ont appris que leur fille avait été impliquée dans un accident alors qu’elle devait être en train de s’amuser à la plage avec ses amis dans le cadre d’une sortie du camp de jour organisé par la Ville de Brossard.

« Sur le coup, j’ai eu peur, mais ils ont été rassurants. Là, tout est fini et on retourne à la maison », a dit soulagée, Daniela Amores, la maman de Sofia.

D’autres parents rencontrés par Le Journal étaient heureux que ça se soit bien terminé.

« J’étais au travail, j’ai eu un choc quand l’infirmière m’a téléphoné pour me dire qu’il y a eu un accident et que mon enfant était à l’hôpital, témoigne Jean-Pierre Chavez, le papa de Raphael, 8 ans. On ne sait vraiment pas tout tant qu’on n’est pas arrivé à l’hôpital », confie-t-il.

À la rescousse

Francis Marleau, directeur général chez Nissan HGrégoire, un concessionnaire automobile situé sur la voie de service qui faisait face à la scène, a vu les jeunes sur le bord de l’autoroute quand l’incendie a débuté.

Les enfants ont été hébergés chez ce concessionnaire automobile en attendant l’arrivée des secours. 
Photo Agence QMI, Alexandre De Noncourt
Les enfants ont été hébergés chez ce concessionnaire automobile en attendant l’arrivée des secours. 

Il s’est aussitôt précipité avec d’autres employés pour leur venir en aide.

« On a voulu couper la clôture [qui les séparaient de la route], mais on n’avait pas ce qu’il fallait alors on est allé chercher des échelles. D’autres employés de Chrysler et de Mitsubishi sont venus nous aider », raconte-t-il avec fierté.

Les enfants ont ensuite été accueillis dans son établissement.

Sous le choc

« Ils étaient sous le choc, mais peu de temps après, les moniteurs du camp ont réussi à les faire chanter. C’est une belle histoire finalement. Y’a pas de blessé, ça aurait pu être pire. Ils vont avoir vécu une aventure », explique M. Marleau, père de trois enfants.

Les petits âgés de 6 à 10 ans ont été transportés à l’hôpital de Saint-Eustache par mesure préventive et ont été traités pour des ecchymoses.

« Tout s’est bien passé, les jeunes ont été placés dans une salle et ont pu écouter des films en attendant que chacun soit vu. Ils ont été accueillis par des intervenants psychosociaux. Ils ont même eu droit à la visite d’un petit chien de la police », explique Myriam Sabourin, porte-parole au CSSS des Laurentides. Les enfants ont obtenu leur congé vers 16 heures.

► Un court-circuit et non une explosion de propane

L’origine du feu pourrait être électrique, selon Sébastien Samson, capitaine au Service d’incendie de la Ville de Saint-Eustache.

Il explique que la conduite de gaz propane située à l’avant de l’autobus a pu se sectionner lors de l’impact. Un court circuit causé par un fils électrique positif en contact avec le métal aurait pu mettre le feu.

« Les explosions que vous avez entendues sont causées par les pneus. Nos pompiers arrosaient les réservoirs de propane pour éviter qu’ils explosent », explique-t-il.