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Week-end misérable

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Photo d'archives, Agence QMI L’Impact avait-il bien fait ses recherches avant d’embaucher Harry Novillo ?

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La dernière fois que l’Impact avait affronté le Crew de Columbus, l’équipe de l’Ohio était au premier rang de l’Association de l’Est. À ce moment, le Bleu-blanc-noir l’avait emporté.

En ce sens, il est ironique que la troupe de Rémi Garde ait échappé trois points, samedi, dans des circonstances directement à l’opposé.

En arrivant à Columbus, l’Impact savait que le Crew était dans une mauvaise séquence. Une victoire à leurs 17 derniers matchs, c’est ce que les joueurs en jaune avaient à montrer comme fiche en entrant sur le terrain.

De plus, ils étaient privés, comme l’Impact, de leur meilleur joueur, Federico Higuain.

À proprement parler, il y a quelque chose de scandaleux dans la performance des Montréalais. Comment peut-on offrir un tel spectacle dans cette situation particulière ?

Parce qu’au-delà des mathématiques et du fait que l’Impact a perdu trois points à sa portée et encaissé une quatrième défaite de suite, c’est la façon avec laquelle il s’est incliné qui est le plus déprimant.

Pas d’âme, pas d’enthousiasme. Les joueurs nous avaient habitués en début d’année à ce genre de prestation, mais les points qu’ils réussissaient à grappiller nous faisaient oublier leur jeu atroce.

La pression monte

À la vue de la performance de samedi dernier à Columbus, il semble évident que la confiance et la motivation sont au plus bas pour cette équipe. La somme du talent des joueurs n’est pas non plus suffisante pour gommer leurs carences tant offensives que défensives.

On aura beau parler de tactique ou d’animation de jeu pendant des heures et des heures, ça n’aura aucun intérêt si la passion et l’engagement des joueurs n’y sont pas.

Depuis quelques matchs, les problèmes défensifs qu’on semblait avoir réglés reviennent au galop et on a parfois l’impression que le personnel d’entraîneur est très passif face à ceux-ci.

De la manière dont l’Impact joue depuis quelques mois, il est difficile de croire que cette équipe a déjà été deuxième dans l’Est de la MLS.

Rapidement, le club doit montrer un sentiment d’urgence, un sursaut d’orgueil pour se remettre dans le droit chemin. Parce que soudainement, la pression s’est décuplée sur l’équipe et le personnel technique. Le match de demain en Championnat canadien se jouera contre toute attente sous haute tension.

Si jamais l’Impact devait perdre ou même simplement mal jouer contre le petit club de York9, j’ai l’impression que la maison pourrait exploser.

Ça va mal au Canada

La fin de semaine dernière, les trois clubs canadiens de la MLS ont connu la défaite : des résultats comme un polaroïd de la situation dans laquelle se retrouve chaque équipe de l’unifolié.

En somme, l’Impact vit ses pires moments de la saison. Les Whitecaps de Vancouver ont encaissé un nombre effarant de buts dernièrement et sont pris à l’avant-dernier rang du classement de la MLS. La situation là-bas est aussi désespérée.

À Toronto, le climat semble plus tranquille. Avec le retour de ses joueurs internationaux, on a l’impression que le TFC pourra se relancer. Malgré cette observation, les « Reds » ont offert une première mi-temps médiocre à leurs partisans, permettant au Dynamo de Houston de les battre à la maison 3 à 1.

À ce point-ci de la saison, les trois clubs devront faire appel à l’honneur pour se sortir de leur bourbier. Il semble que ce soit tout ce qu’il reste, l’honneur.

L’Impact a-t-il fait ses devoirs ?

L’Impact a finalement coupé les ponts avec Harry Novillo. De l’extérieur, on n’a pas l’impression que le Français a montré assez de professionnalisme – c’est le moins qu’on puisse dire – pour honorer la confiance qui avait été mise en lui.

Mais la question se pose : l’Impact avait-il bien fait ses recherches avant d’embaucher Novillo ? Rémi Garde a assumé la responsabilité de ce fiasco parce qu’il connaissait le joueur, ce dernier provenant de ses réseaux. Mais Nick De Santis n’est-il pas recruteur en chef ? A-t-il forcé son équipe à retourner toutes les pierres et fouiller tous les recoins de son CV ?

Dès le début de la saison, l’Impact a réalisé que ça n’allait pas avec Novillo. Il était venu pour renforcer cette équipe et beaucoup d’argent a été engagé dans son embauche.

Bref, une grosse erreur de recrutement. Est-ce qu’elle servira de leçon pour l’avenir ?