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Cinquante ans après avoir subi l’ablation d’un sein, une Sherbrookoise apprend qu’elle n’avait pas le cancer

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 SHERBROOKE – Une dame de Sherbrooke qui a subi l’ablation d’un sein en 1967 vient de découvrir qu’elle n’a jamais eu le cancer. C’est son médecin actuel qui lui a récemment annoncé la nouvelle.

 Denise Gariépy, aujourd’hui âgée de 78 ans, a appris 50 ans plus tard que la mastectomie qu’elle a subie était préventive. 

 De douloureux souvenirs ont refait surface dans la mémoire de Mme Gariépy lorsqu’elle a lu la semaine dernière sur tvanouvelles.ca qu’une jeune Anglaise qui a subi une double mastectomie et des traitements de chimiothérapie a appris des mois plus tard que son cancer du sein avait en fait été diagnostiqué par erreur. 

 «Ça m’a fait revivre mes 25 ans. Ça m’a donné un choc», a raconté la Sherbrookoise, mercredi, à TVA Nouvelles. 

 Denise Gariépy a été opérée en 1967 à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. «[...] Je me suis réveillée plus de sein [gauche]. Dans ce temps-là, on faisait confiance au médecin et on ne posait pas trop de questions. J’étais persuadée que j’avais eu un cancer du sein», a dit la dame. 

 En 2017, Mme Gariépy a été suivie pour un autre problème de santé et, en examinant son dossier, son nouveau médecin a découvert que la masse présente à l’époque dans le sein gauche de la patiente n’était pas cancéreuse, bien qu’elle aurait pu le devenir. 

 «C’était par prévention, mais je déplore qu’on ne m’ait pas consultée! J’aurais refusé qu’on m’enlève un sein. Ça a eu des répercussions affreuses dans ma vie. En 1970, c’était une honte. Sachant que j’avais une masse potentiellement cancéreuse, j’aurais préféré avoir des suivis réguliers et attendre qu’un cancer se développe avant de subir l’opération.» 

 La patiente au cœur des décisions

 L’ablation des seins pour des raisons préventives se fait encore aujourd’hui en 2019. Les médecins font part de leurs conseils, mais la décision finale revient aux femmes. 

 «Chaque cas est unique. Soit en raison de la génétique ou par la présence d’une masse, des patientes sont plus à risques de développer un cancer. Certaines décident de subir une mastectomie immédiatement alors que d’autres préfèrent attendre», a indiqué Nathalie Bolduc, directrice au programme de génétique et prévention à la Fondation du cancer du sein.