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[PHOTOS] Le Train de Charlevoix ciblé par des vandales

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures de l’OSBL

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.
Photo Jean-François Desgagnés D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.

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Des vandales s’en sont pris au train touristique de Charlevoix, couvrant entièrement le côté d’une voiture de graffitis, un geste totalement gratuit qui pourrait coûter cher à l’organisme sans but lucratif.

L’acte de vandalisme s’est produit dans la journée de dimanche, selon la direction de Réseau Charlevoix, qui exploite le train touristique. Ce sont des employés qui ont constaté les dégâts lors d’une inspection de l’engin qui devait reprendre du service lundi dernier.

« Nos trains sont de deux voitures, donc le côté d’une des voitures en entier, ça représente 25 % de la surface du train qui est endommagé », explique Mario Audet, directeur des opérations, précisant qu’aucun autre dommage n’avait été observé. « C’est seulement esthétique. »

Plainte déposée

L’incident est survenu à l’atelier ferroviaire, sur les terrains privés de Chemin de fer Charlevoix. Aucune caméra de surveillance ne pointe à cet endroit, donc difficile de retrouver les coupables.

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.
Photo Jean-François Desgagnés

La Sûreté du Québec a malgré tout été avisée, la direction du Train de Charlevoix préférant ne pas laisser aller les choses.

« Il faut que ça soit au moins documenté, on ne peut pas laisser les gens entrer comme ça sur une propriété privée comme la nôtre qui, en plus, est réglementée par les règles de Transports Canada », indique M. Audet, d’autant plus qu’il s’agit du deuxième événement du genre en deux ans.

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.
Photo Jean-François Desgagnés

« C’est arrivé à la même période l’an dernier. Vous savez, il y avait 40 000 personnes à Baie-Saint-Paul le week-end dernier », ajoute le directeur des opérations, faisant référence à la tenue du Festif.

Il refuse toutefois de jeter la pierre aux organisateurs de l’événement, qui tentent, « tout comme le train », de dynamiser Charlevoix, dit-il.

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.
Photo Jean-François Desgagnés

« J’appelle ça un dommage collatéral. Ça en prend juste deux sur 40 000 qui veulent faire du trouble pour que ça arrive », précise Mario Audet.

D’imposants graffitis ont été faits sur l’une des voitures du Train de Charlevoix. La facture de nettoyage pourrait s’élever à quelques milliers de dollars.
Photo Jean-François Desgagnés

« Dans les quatre chiffres »

Quant aux coûts liés au vandalisme, l’organisme sans but lucratif en est toujours à évaluer les dommages. Des soumissions, tant pour du nettoyage que pour un nouvel enrobage complet du train, ont été demandées.

« C’est sûr que c’est dans les quatre chiffres, déplore la direction. On est un OSBL qui travaille fort pour faire profiter l’économie de la région en amenant du monde à Baie-Saint-Paul, et là, on se retrouve à assumer des coûts qu’on ne devrait pas avoir à assumer. »

L’incident ne cause toutefois aucun dérangement sur les activités quotidiennes du train, qui est le véhicule de remplacement de l’entreprise.

« On roule à deux trains l’été, et lui, c’est notre troisième, qui sert en remplacement en cas de bris et qui sort seulement deux jours par semaine. On continue donc nos opérations sans tracas », indique Mario Audet.