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Deux mois après un grave accident, un immeuble du boulevard Charest de nouveau percuté par une voiture

Un véhicule s’encastre encore dans la façade d’un immeuble du boulevard Charest

Jeudi, une conductrice qui se serait endormie au volant a embouti l’édifice qui abrite les bureaux de co-travail La Station, situé sur le boulevard Charest, près de la rue St-Vallier et du boulevard Langelier, y défonçant une vitrine.
Photo courtoisie, Félix Déry Jeanson Jeudi, une conductrice qui se serait endormie au volant a embouti l’édifice qui abrite les bureaux de co-travail La Station, situé sur le boulevard Charest, près de la rue St-Vallier et du boulevard Langelier, y défonçant une vitrine.

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 Pour la deuxième fois en deux mois, un véhicule a percuté la façade de l’édifice qui abrite les bureaux de cotravail La Station sur le boulevard Charest, défonçant une vitrine jeudi midi.

L’accident est survenu vers 12h25 quand une conductrice qui circulait sur le boulevard Charest a traversé le terre-plein pour percuter de plein fouet la vitrine.

Selon les premières informations, la fatigue serait en cause dans cet accident.

«On parle d’une conductrice qui se serait endormie au volant. Selon la version qu’elle a donnée au patrouilleur sur place, elle cognait des clous», raconte David Poitras, porte-parole au SPVQ.

Cette dernière aurait perdu le contrôle à la hauteur de la rue Hermine avant de poursuivre sa course jusque dans l’immeuble. Il s’agit de la même trajectoire que l’homme de 47 ans qui a heurté l’édifice en mai.


Le 22 mai, un autre véhicule avait percuté l’immeuble situé dans la Basse-Ville. L’accident avait fait plusieurs blessés.
Photo d’archives
Le 22 mai, un autre véhicule avait percuté l’immeuble situé dans la Basse-Ville. L’accident avait fait plusieurs blessés.

Aucun blessé

Heureusement, l’impact n’a fait aucun blessé cette fois-ci. Même la conductrice s’en sort sans blessure.

«Oui elle a traversé le terre-plein et frappé le bâtiment, mais on ne parle pas d’un impact aussi violent que le premier accident survenu à la fin mai», souligne M. Poitras.

Le 22 mai dernier, une voiture avait complètement pénétré dans les locaux de La Station, un espace de cotravail. Un incendie s’était par la suite déclenché et 12 personnes avaient été blessées.

L’homme qui était au volant avait été vu par des témoins roulant à grande vitesse et parfois même à sens inverse avant de percuter un autre véhicule et de s’encastrer dans l’immeuble. La thèse de l’alcool au volant avait pu être écartée, mais l’enquête était toujours en cours dans ce dossier.

Mesures de sécurité à l’étude

Questionnée sur ces deux accidents dans un court laps de temps au même endroit, la Ville de Québec a confirmé au Journal qu’elle étudiait la situation.

«La Ville était déjà en analyse après le premier accident quant à la configuration du secteur Charest/Langelier et à la possible installation de mesures comme des bollards sur le trottoir ou des glissières de sécurité sur le terre-plein», explique David O’Brien, porte-parole de la Ville, ajoutant qu’il est possible que les deux mesures soient installées.

 

Jeudi, une conductrice qui se serait endormie au volant a embouti l’édifice qui abrite les bureaux de co-travail La Station, situé sur le boulevard Charest, près de la rue St-Vallier et du boulevard Langelier, y défonçant une vitrine.
Photo Agence QMI, Guy Martel

Pour les employés de l’endroit, ces mesures de sécurité sont la moindre des choses.

«On avait déjà envoyé une demande en ce sens à la Ville et on l’a renvoyée encore ce matin. Ça atténuerait la crainte des gens. C’est important pour nous que les gens qui utilisent nos bureaux se sentent en sécurité», a confié Aina Rakotoarinivo, directeur général du Fonds d’emprunt de Québec et de La Station, décrivant le plus récent accident comme «un deuxième choc».

De son côté, le président de La Ruche Québec, qui a aussi ses bureaux dans l’immeuble, est d’avis qu’on ne peut plus ignorer ces accidents.

«Il y a des gens beaucoup plus calés que moi pour savoir ce qui peut être fait pour sécuriser l’endroit et je vais leur faire confiance. Mais deux accidents, c’est un drôle de hasard qu’on ne peut pas ignorer. Il faut considérer ce qui s’est passé», indique Jean-Sébastien Noël.