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Québec: une victime de la légionellose pointe du doigt un cabinet d’avocats

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QUÉBEC – Un citoyen de Québec qui a contracté la légionellose lors de la crise de 2012 n'a jamais reçu le dédommagement promis aux quelque 200 victimes et pourrait ne jamais le recevoir. Il déplore le manque d'information de la part du cabinet d'avocats responsable du dossier.

La vie de Pierre Chesta a bien changé. Atteint par la bactérie de la légionellose il y a sept ans, sa santé est encore hypothéquée aujourd'hui.

«J’ai des problèmes respiratoires et j’ai des coups de fatigue extrême à répétition», a-t-il raconté jeudi à TVA Nouvelles.

Il est incapable de retourner au travail et son employeur de l'époque peut en témoigner.

«Il était vraiment très malade. Quand je l’ai vu après, il ne pouvait pas travailler, il arrêtait après avoir monté cinq à six marches», a expliqué Bertrand Denux, président des Immeubles Aquitaine, à Québec.

M. Chesta estime avoir perdu 100 000 $ en raison de ce malheur. Il est tout à fait normal selon lui de recevoir une indemnisation, comme convenu dans l'entente de règlement à l'amiable pour les victimes de l'éclosion de légionellose. Mais voilà que le cabinet Ménard, Martin avocats lui répond qu'il a outrepassé le délai d'inscription. Résultat: il ne touchera rien.

«Il fallait s’inscrire, quelque chose qui n’est jamais venu à mes oreilles et il n’y a pas beaucoup de personnes qui semblaient le savoir non plus parce que tout le monde me demandait si j’avais eu mon chèque, pas est-ce que tu t’es inscrit», a mentionné M. Chesta.

Il dénonce le manque d'information du cabinet d’avocats.

«Ils disent avoir mis des avis publics dans les journaux, mais je ne lis pas les journaux.»

L'avis public a bel et bien été diffusé dans les journaux, le 10 janvier dernier. Pierre Chesta voudrait intenter des procédures judiciaires personnelles, mais il pourrait bien être déçu de nouveau.

«Ce ne sera pas possible de revenir parce qu’il faisait partie de l’action collective et il ne s’est pas désinscrit. Il n’a plus de recours personnel», a expliqué l’analyste judiciaire François-David Bernier.

«D’un côté on m’inscrit de force, de l’autre on me dit: "vous n’êtes pas inscrit au registre d’indemnisation et vous n’avez aucun recours". Il y a quelque chose qui ne marche pas», a-t-il dit.

Cette mésaventure a de quoi lui laisser un goût amer, sept ans après la maladie.

L’avocate responsable des dossiers d’indemnisation financière n’était pas disponible jeudi pour répondre aux questions de TVA Nouvelles.