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«Il était une fois à Hollywood» : Quand Tarantino plonge dans les années 1960

«Il était une fois à Hollywood» : Quand Tarantino plonge dans les années 1960
Photo Wenn.com, Nicky Nelson

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Brad Pitt, Leonardo DiCaprio, Margot Robbie et de nombreux autres – dont Luke Perry, dont c’est la dernière apparition à l’écran – redonnent vie au Hollywood de l’époque des hippies, de la contre-culture et des westerns.

«Il était une fois à Hollywood» est un mastodonte avec ses 159 minutes et sa distribution comprenant également Emile Hirsch, Al Pacino, Kurt Russell, Bruce Dern, Damian Lewis, Michael Madsen, Dakota Fanning et de très nombreux autres. Mais le neuvième long métrage de Quentin Tarantino est-il aussi satisfaisant que les précédents?

Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) est un acteur de cinéma qui se retrouve, en février 1969, cantonné aux rôles de méchants dans des séries télévisées. Son cascadeur, Cliff Booth (Brad Pitt), un vétéran dur à cuire vivant avec son chien dans une roulotte, est aussi son ami, son chauffeur et son homme à tout faire. Mais la carrière de Rick semble se diriger sur une voie de garage, comme le lui explique son agent Marvin Schwarzs (Al Pacino), avant de lui proposer un rôle dans un western spaghetti en Italie.

Parallèlement, Roman Polanski (Rafal Zawierucha) et sa femme, Sharon Tate (Margot Robbie) s’installent dans une villa de Cielo Drive, dans les Hollywood Hills, devenant les voisins de Rick. À la même période, Cliff croise à répétition une certaine Pussycat (Margaret Qualley) qui fait partie de La Famille, secte fondée par un certain Charles Manson (Damon Herriman).

Gloire aux «sixties»

Si on est au courant de l’histoire (la vraie), on sait que La Famille a sauvagement assassiné Sharon Tate, alors enceinte de huit mois, et plusieurs de ses amis, le 9 août 1969. Alors, oui, les trois intrigues se rejoignent à la sauce Tarantino, celui-ci prenant moult libertés dont on ne peut parler sous peine de gâcher le film.

La première moitié de ce «Il était une fois à Hollywood» est de loin la meilleure avec ses mises en abyme récurrentes, ses flash-back, son humour, ses couleurs, sa fête dans la maison Playboy et le tendre portrait tracé de Sharon Tate lors d’une scène dans laquelle elle va se voir au cinéma.

L’amour que le cinéaste porte à Hollywood transpire dans toutes les images. Brad Pitt, qui ressemble de plus en plus à Robert Redford, est impeccable en cascadeur bourru, notamment dans une scène où, en plein «trip» d’acide, il tente de donner à manger à son chien. La prestation de Leonardo DiCaprio est enlevante, que ce soit lorsqu’il casse tout dans sa roulotte après avoir oublié ses répliques ou lorsqu’il parle à une jeune actrice de la scène qu’il vient de jouer.

«Il était une fois à Hollywood» est un colosse de détails, de références, de personnages, de fantasmes, de réalité inventée, de délire, d’invention, de sous-entendus. Mais cette montée ne se solde jamais par un point d’orgue, ce qui laisse le spectateur sur sa faim.

Note : 3,5 sur 5