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«Le vent de la liberté» : Passage à l’Ouest

Michael Bully Herbig
Photo AFP Michael Bully Herbig

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L’histoire du film allemand «Le vent de la liberté» est vraie. Le scénario, par contre, est romancé.

Les Strelzyk (Friedrich Mücke et Karoline Schuch) et les Wetzel (David Kross et Alicia von Rittberg) sont deux familles de l’Allemagne de l’Est déterminées à passer à l’Ouest pour fuir le régime soviétique.

Lorsque «Le vent de la liberté» débute, les Strelzyk et leurs deux enfants ont terminé leur ballon, cousu à la main, et réalisent que leur embarcation n’est pas assez grande pour deux familles. De plus, la nuit de leur fuite, la force du vent ne les pousse pas assez loin et ils sont réduits à reprendre leur vie habituelle. Mais ils ne perdent pas espoir. Lentement, patiemment, dans le plus grand secret, ils recommencent et réussissent finalement en septembre 1979.

Ce long métrage réalisé par Michael Bully Herbig est la nouvelle version de «La nuit de l’évasion», œuvre sortie en 1981 avec Jane Alexander et John Hurt, et produite par les studios Walt Disney.

En production allemande, «Le vent de la liberté» a pris l’affiche dans le pays l’an dernier afin de souligner le 18e anniversaire du début de la réunification des deux Allemagnes.

Époque oblige, le réalisateur tombe dans le travers du suspense de film d’action, le tout étant appuyé par une musique de circonstance. Le régime est-allemand n’est que peu décrit; seule la paranoïa ambiante est montrée, mais sans les explications nécessaires et le contexte indispensable à une bonne compréhension des enjeux.

Présenté sous forme de «polar» parce qu’un officier de la Stasi (Thomas Kretschmann) mène l’enquête pour retrouver les fuyards après leur première tentative manquée, ce «Vent de la liberté», bien qu’intéressant parce que basé sur une histoire véridique, manque de convaincre totalement.

Note : 3,5 sur 5